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Últimos comunicados

Gaz de couche : nouvel avatar des masseurs de roche…

Fecha de publicación: 
Lunes, 9 Septiembre, 2013
Por: 
Collectif Anti gaz et pétrole de schiste et gaz de couche

Chantier de forage de gaz de couche en LorraineChantier de forage de gaz de couche en LorraineCollectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille[1] - http://www.nongazdeschiste.fr/

Les collectifs locaux, réunis en coordination nationale à Lille, Nord/Pas-de-Calais, les 7 et 8 septembre 2013, communiquent :

Gaz de couche : nouvel avatar des masseurs de roche…


Les collectifs français opposés aux pétrole et gaz de schiste et de houille réunis en coordination nationale le 7 septembre, à Lille, à l’initiative du "Collectif Houille-ouille-ouille 59/62" ont tenu à mettre en lumière un risque réel jusqu’alors largement méconnu : l’exploitation des gaz de couche.

Contrairement aux gaz de mine, dont l’extraction consiste à récupérer le méthane circulant dans les galeries des anciennes mines de charbon, le gaz de couche requiert, pour son exploitation, les mêmes  techniques extrêmes que les gaz et pétrole de schiste. En effet, si l’exploration des gaz de couche peut être menée sans recours à la fracturation hydraulique, son exploitation rentable rend cette dernière le plus souvent indispensable[2]. Les risques habituellement associés à cette technologie sont d’autant plus importants dans le Nord/Pas-de-Calais et en Lorraine, que les innombrables galeries existantes rendent le sous-sol particulièrement instable et sensible aux séismes.

Permis minier de Tennie sur ARTE : un éclairage partiel, parcellaire et partial.

Fecha de publicación: 
Miércoles, 28 Agosto, 2013
Por: 
Aldeah

Dans son journal de la mi-journée du mercredi 21 aout, ARTE a diffusé un sujet consacré au Permis Exclusif de Recherche Minière (PERM) dit de "Tennie" délivré par Arnaud Montebourg le 17 juin dernier. Ce permis, situé dans la Sarthe et la Mayenne, qui concerne 17 communes et qui s'étend sur 205 km², est  le premier permis de recherche de mines octroyé en France métropolitaine depuis près de 30 ans.

Le collectif ALDEAH (Alternatives au Développement Extractiviste et Anthropocentré) tient à faire part de son profond étonnement vis-à-vis de la présentation et de l'angle choisis pour évoquer le permis de Tennie.

En effet, ce reportage de plusieurs minutes présente ce dossier sous un jour extrêmement  favorable et, surtout, il est à sens unique. Les seules personnes interviewées sont les responsables de la société Variscan, titulaire du permis d'exploration, et du BRGM, deux entités – sans surprise aucune - favorables à l'activité minière. A contrario, pas une seule fois la parole n'est donnée aux riverains et associations qui depuis plusieurs mois tentent d'alerter sur les conséquences de l’exploitation minière passée et manifestent leur vive préoccupation quant à la reprise de toute activité minière sur ce territoire (exploration, puis exploitation de gisements de cuivre et d’autres métaux).

ALDEAH demande donc à la rédaction d’ARTE un droit de réponse afin d’offrir une vision plus objective de ce dossier, en donnant la parole à l’ensemble des parties prenantes.

Le 21 juillet dernier, dans le cadre de la journée mondiale contre les projets miniers polluants, une mobilisation a eu lieu dans le village de Tennie pour dénoncer ce projet qui, contrairement à ce que prétendent les services d'Arnaud Montebourg et Variscan Mines, ne garantit aucune retombée économique positive (ni en termes d’emplois, ni en termes de revenus pour les collectivités locales ou pour l’État) et, surtout, présente de graves risques en matière environnementale et sociale.

Pour nos associations et collectifs, ce permis sonne comme une véritable provocation.

D’abord, parce que les compagnies minières font la plupart du temps appel à une main d’œuvre qualifiée et expérimentée dans le domaine, ce qui rend souvent les embauches locales dérisoires. En parallèle, l’activité minière risque de détruire les emplois préexistants (et de rendre impossibles les éventuels futurs emplois) dans les secteurs qui se voient directement affectés par les impacts environnementaux : tourisme, agriculture, et, pour la Sarthe, les élevages de poulets fermiers de Loué !

Ensuite, parce qu’au cœur du futur périmètre d’exploration, sur le territoire de la commune de Rouez, entre 1989 et 1997, Elf puis Total ont déjà exploité une mine. Deux tonnes d’or et sept tonnes d’argent en ont été extraites, mais le bilan environnemental, lui, est sans appel : vingt ans après, il subsiste sur le site entre 250.000 et 300.000 m3 de terres stériles et qui génèrent jusqu'à aujourd'hui des pollutions substantielles des sols et des ressources en eaux voisines. La crainte que l’histoire ne se répète est évidement présente et ce ne sont pas les déclarations martelées par Variscan Mines dans ce reportage qui rassurent les associations et la population. Faire croire qu’une mine est « propre » est une fable qui ne convainc personne malgré les affirmations du dirigeant de Variscan Mine et les parallèles un peu rapides de la rédaction qui laissent entendre que « Le projet de Variscan Mines s'inspire d'une raffinerie autrichienne de Tungstène ultra-moderne très peu polluante pour l'environnement ».

ALDEAH regrette par ailleurs qu’aucune réflexion ne soit menée dans ce reportage sur les enjeux environnementaux, sociaux, économiques, politiques et énergétiques que représente une reprise de la politique extractiviste en France. La relance de l’industrie minière donne pourtant la priorité à la course effrénée à la consommation et au profit, au mépris des conséquences environnementales, sociales, économiques et sanitaires.

Arrêt immédiat du forage d’Hess Oil France à Jouarre, 77 !

Fecha de publicación: 
Miércoles, 7 Agosto, 2013
Por: 
Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille
COMMUNIQUE DE PRESSE 
* Collectifs citoyens opposés à l'exploration et à l'exploitation des ydrocarbures « non conventionnels », à la fracturation du  sous-sol, aux forages extrêmes et appelant à une véritable transition énergétique pérenne. 
Arrêt immédiat du forage d’Hess Oil France à Jouarre, 77 ! 
Mardi 6 août 2013, le pétrolier américain Hess Oil France a commencé un forage exploratoire sur la plateforme de la Petite Brosse à Jouarre en Seine-et-Marne dans le cadre du permis de ChâteauThierry, 51-77. Hess met en œuvre ce que son président B. Demont a affirmé à l’AFP* «…permettre de 
localiser du pétrole pour lequel les techniques de production (…) sont interdites…». 
Les collectifs soutiennent le collectif du pays fertois dans sa lutte. Ensemble nous dénonçons ce forage qui a pour objectif explicite l’exploration de la roche-mère** laquelle renferme du pétrole de schiste. 
C’est une étape dans la recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur le territoire national ; nous demandons donc l'arrêt immédiat de ces travaux.
En effet, le collectif du pays fertois n'a eu cesse de dénoncer les allégations et mensonges d’Hess qui prétend aussi chercher du pétrole dans des formations classiques alors que de nombreux documents 
attestent que les forages antérieurs n’ont jamais détecté des réservoirs de pétrole conventionnel. 

La 11ème ronde pétrolière et ses conséquences sur les droits de la Nature

Fecha de publicación: 
Sábado, 2 Febrero, 2013
Por: 
Fondation Pachamama

« La nature ou Pacha Mama, où se reproduit et se réalise la vie, a droit au respect intégral de son existence, au maintien et à la régénération de ses cycles vitaux, structure, fonctions et processus évolutifs » Constitution équatorienne

L’Equateur est le seul pays au monde qui reconnaisse à la Nature des droits constitutionnels. Grâce à un long processus de discussion et de débats au sein de la société civile équatorienne et malgré l’opposition des secteurs corporatifs, en 2008 au cours de l’Assemblée constituante de Montecristi, la Nature a obtenu le statut de sujet de droit.

Si, en théorie, la Constitution établit le droit au respect intégral de son existence, au maintien et à la régénération de ses cycles vitaux, structure, fonctions et processus évolutifs (Article 73) et le droit à la restauration de la Nature (Article 72), en pratique l’application de ces droits s’affronte au modèle neo-extractiviste choisi par l’actuel gouvernement équatorien.