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Rencontre avec Anna Bednik pour son livre Extractivisme

Dates et lieu de l'évenement
Lieu: 
Au Lieu-Dit, 6 rue Sorbier 75020 Paris
Date(s) de l'événement: 
Ma, 12/01/2016 - 19:00

Exploitation industrielle de la nature : logiques, conséquences, résistances

Alteo Gardanne: La pollution des masses d’eau, les atteintes à la santé et à la biodiversité en échange de la préservation de l’emploi

Date de publication: 
Mardi, 8 Décembre, 2015
Par: 
Bernard Mounier - Coordination EBC PACA

L’usine de fabrication d’alumine de spécialité de Gardanne se situe dans un site urbain inadéquat. Le procédé hydrométallurgique utilisé produit des boues rouges toxiques qu’une canalisation rejette à 7 km des côtes dans le canyon sous-marin de Cassidaigne, en plein parc naturel des Calanques. Ces déchets sont en particulier composés d’arsenic, d’uranium 238, de thorium 232, de mercure, de cadmium, titane, soude, plomb, chrome, vanadium, nickel, à des concentrations insupportables pour la chaîne trophique et les écosystèmes. Elles sont prohibées par la Convention de Barcelone transcrite dans la règlementation française.

Depuis 1966, ce sont près de trente millions de tonnes de boues qui ont été répandues et ont en partie dispersé leur pollution jusqu’au Rhône et la rade de Toulon. En 1995, le ministère de l’environnement avait donné 20 ans à l’industriel d’alors, Pechiney, pour cesser les rejets. Rio Tinto, qui l’a absorbé, a transmis l’usine et ses quelques 400 salariés à un fonds d’investissement, HIG Capital. Cette société a créé sous forme de SAS, une holding, qui contrôle elle-même deux filiales Alteo Gardanne et Alteo Arc.

À proximité de l’échéance de la fin 2015, Alteo prétend continuer l’exploitation pour trente ans et évacuer en mer quatre-vingt-quatre tonnes par an d’effluents liquides, en mettant en œuvre un procédé qui, grâce à des filtres presses, déshydrate les boues. Mais les rejets radioactifs et en métaux lourds restent bien au-delà des normes. D’autre part, les déchets s’accumulent dans le vallon du Mange-gari, situé à proximité de l’usine. Les riverains respirent les poussières formées en partie de particules fines, ce qui potentialise leurs effets morbides sur leur santé.

Femmes dans la lutte: Rondas fémininas de Cajamarca et Ashaninkas contre l’Extractivisme (Pérou)

Raconter l’histoire de luttes de femmes qui défendent leur territoire et l’environnement c’est raconter l’histoire des “rondas femeninas” de El Tambo[1].Rondas femeninas El TamboRondas femeninas El Tambo

Les « rondas » paysannes sont une organisation civile sui generis fondées en 1978 à Cuyumalca, province de Chota[2], dans le département de Cajamarca, au nord-est du Pérou. Le but des rondas est de veiller sur la sécurité et combattre la délinquance, surtout le vol de bétail.  Plus tard, les rondas ont joué un rôle essentiel dans la lutte contre Sentier Lumineux[3] qui, ainsi, n’a pas réussi à s’implanter à Cajamarca épargnant cette région du conflit armé qui flagellait le pays dans les années 1982 à 1992[4]. Les membres des rondas sont choisis à main levée en assemblées, puis prêtent serment. Le membre qui manque à son serment est immédiatement destitué. L’organisation est pourvue de règlements, statuts et commandements[5] qui procurent aux rondas un statut de respect, un comportement étique élevé et beaucoup de pouvoir. Les rondas ont été légalement reconnues par l’article 149[6] de la constitution politique du Pérou et sont régies par la loi des rondas campesinas numéro 27908[7]. Elles exercent la justice au sein de leurs communautés et c’est un droit reconnu. Elles interviennent dans tous types de cas : vols, délinquance, atteintes aux personnes, différents territoriaux, dettes, etc. ; les cas sont examinés dans des tribunaux, où les membres des rondas prononcent un jugement très équitable après avoir trouver le consensus parmi leurs membres. La punition est immédiate et en générale physique. Les rondas participent également activement à la défense de leur territoire en luttant contre l’extractivisme, comme dans les cas : Majaz[8] - provinces de Huancabamba et d’Ayabaca, région Piura, les rondas et les communautés paysannes se sont opposées à la mine, conflit qui a causé la mort de 7 personnes ; Conga[9] - provinces de Bambamarca et Celendín, région Cajamarca, rondas et population défendent leurs lacs contre l’entreprise minière Yanacocha, conflit qui a causé, jusqu’ici, 5 morts, des dizaines de blessés et des centaines de personnes poursuivies en justice ; et beaucoup d’autres.  Plusieurs ronderos ont été tués dans ces luttes. Plus récemment, se sont formées des rondas femeninas et aujourd’hui des rondas urbaines. Il existe même des rondas scolaires.

CONGA: nouvelles préocupantes

Le maire de Celendin, l’une des provinces directement touchées par le projet minier Conga[i], Coco Urquía (du MAS, le parti au pouvoir dans la región Cajamarca, parti de Gregorio Santos) se vantait pendant sa campagne électorale d’être un “défenseur de l’eau” et s’est fait élire grace à cette position. Récemment, il a déclaré qu'il “n’allait plus manifester pour l’eau puisqu’il était maintenant un membre du gouvernement” !!! Membre du gouvernement de Ollanta Humala qui a fait assassiner les 5 martyres de cette lutte, blessé des dizaines de personnes et poursuivi une centaine au moins de personnes?

Pétition : STOP FRACTURATION IRLANDE

Une Etude sur la fracturation hydraulique est actuellement menée par l’Agence nationale irlandaise de protection de l’environnement. Mais il ne s’agit que d’un camouflet destiné à soutenir les projets des compagnies. Ainsi, mon ONG demande la suspension immédiate de cette Etude rédigée par l’industrie et pour l’industrie !

Pour nous soutenir, je vous envoie le lien de la pétition « Stop the Study »

https://uplift.ie/fracking/

Le combat continue !

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Non au Grand Canal du Nicaragua !

Le Grand canal du Nicaragua doit relier les océans Atlantique et Pacifique.  Bien plus grand que celui du Panama - avec 280 km de long, jusqu’à 520m de large et près de 30 mètres de profondeur - cet ouvrage pharaonique à 50 milliards de dollars impliquerait la réalisation entre autres d’écluses géantes, de deux ports, d’une zone franche et d’un oléoduc.

Appel à une Journée mondiale d’action à Hasankeyf, le 20 septembre 2015

Date de publication: 
Mercredi, 5 Août, 2015
Par: 
Thierry Uso

Initiative to Keep Hasankeyf Alive - Mesopotamian Ecology Movement

Nous appelons les militants, les mouvements sociaux et les ONG de par le monde à se joindre à une journée d'action pour la conservation de Hasankeyf et du fleuve Tigre, le 20 Septembre 2015! Protestons ensemble contre le projet de barrage d'Ilisu; l'un des plus controversés dans le monde!

TIA MARÍA : OFFENSIVE SUR TOUS LES FRONTS

Date de publication: 
Jeudi, 4 Juin, 2015
Par: 
raqueln

En 2011, dans la vallée du Tambo (province d’Islay, région d’Arequipa), comme à Cajamarca, le président Ollanta Humala promettait pendant sa campagne électorale  de défendre l’eau et l’agriculture face aux projets miniers[1]. Ces promesses ont été vite oubliées : comme les Présidents qui l’ont précédé, Humala  voue le pays à l’extractivisme n’hésitant pas à sacrifier le territoire et les populations.

Violente répression

Le 15 mai dernier, lors d’une intervention télévisée,  Humala a annoncé vouloir respecter les contrats signés avec les entreprises minières. Peu après, il  a refusé de suspendre le projet Tía Maria, malgré une opposition grandissante.