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Anti-extractivisme et Transition. Croiser les perspectives

Extraire des sols et des sous-sols à l’infini... Alors que ceux qui combattent l’extractivisme tentent d’empêcher les catastrophes locales qui, dans le présent, menacent leurs lieux de vie, les Initiatives de Transition préparent les territoires à supporter les futurs chocs des crises globales. Leurs objectifs sont proches, mais une différence de taille les sépare : les mouvements anti-extractivistes se développent dans le conflit et la dénonciation, ce que refuse de faire le mouvement de la Transition. Y-aurait-il, toutefois, un dialogue possible entre ces deux univers ?

Par Anna Bednik. Une analyse Barricade 2013

Barricade se définit comme un espace public, un lieu dédié à la confrontation des idées, et comme une plate-forme permettant la rencontre des différents mondes militants, du secteur de l’éducation permanente au milieu syndical en passant par le monde académique ou le secteur de l’économie sociale. Lieu d’émancipation collective et de création d’alternatives, l’asbl Barricade s’est développée depuis 1996 dans le quartier Pierreuse à Liège via diverses expérimentations culturelles, sociales et économiques. Toutes les analyses sur : www.barricade.be

RAPPORT: La banque d'investissement européene dans les pays du sud : au bénéfice de qui ?

La Banque européenne d'investissement ou BEI (en anglais European Investment Bank, en allemand Europäische Investitionsbank) est l'institution financière des États membres de l'Union européenne.Avec 61 milliards d'euros de prêt en 2011 pour 450 projets, la BEI est la première institution financière multilatérale au monde par le volume de ses prêts et de ses emprunts.

Depuis quelques années, des organisations de la société civile critiquent les interventions de la Banque européenne d'investissement et lancent des campagnes dans plusieurs pays européens pour mettre en lumière l'activité de la Banque, qu'elles accusent de rester très discrète alors qu'elle gère un portefeuille près de deux fois plus important que celui de la Banque mondiale. Ces ONG accusent la BEI d'agir dans l'opacité, sans normes sociales et environnementales satisfaisantes et lui reprochent d'être impliquée dans des projets très controversés comme ceux du projet minier de Tenke Fungurume en République démocratique du Congo (RDC)7. La BEI intervient de plus en plus dans les pays du sud. Aujourd'hui elle se reconnaît, en plus de son rôle de banque d'investissement pour les projets de l'Union européenne, comme une banque de développement.

Mais pour certaines associations, la BEI ne jouerait pas assez son rôle de banque de développement. Ainsi, les ONG annoncent qu'en Amérique latine, plus de 90 % des financements de la BEI depuis 1993 ont été accordés soit à des filiales d'entreprises européennes, soit à de grandes multinationales8. Une critique majeure à l'encontre de la BEI est liée à la faiblesse de ses normes environnementales et sociales dans le cadre de ses interventions en dehors de l'UE.  Illustration de ces critiques avec ce rapport des Amis de la Terre Iinternational.

Les droites, les gauches et l’écologie libertaire

Les droites, les gauches et l´écologie libertaire

par Marco Arana, traduction de Thierry Uso

Tous les présidents d’Amérique latine, qu’ils soient de droite ou de gauche, ont été élus par leurs promesses de continuer à promouvoir la croissance économique et de diminuer ou éradiquer la pauvreté. Pour certains d’entre eux, la recette est le néolibéralisme économique. Pour d’autres, une plus grande participation de l’Etat dans les activités économiques et la redistribution de la rente. Dans tous les cas, ils parient sur l’intensification et l’extension des activités extractivistes (mines, pétrole, pêche), sous-entendant que les besoins sont infinis et les ressources naturelles également. Je ne crois pas avoir entendu un seul de ces présidents tenir un discours sophistiqué disant que « les avancées technologiques compenseront et résoudront les graves problèmes écologiques que le modèle de développement actuel génère » ; comme l’ont fait les défenseurs de l’économie verte au dernier sommet sur l’environnement à Rio+20.

Message des collectifs de la coordination du Nord de la Loire aux collectifs anti gaz et pétrole de schiste rassemblés à Nantua

le 16 mars 2013

Les collectifs de la coordination du Nord de la Loire souhaitent adresser au réseau rhônalpin et franc-comtois un message de solidarité pour le rassemblement à Nantua. Sachez que même si nous n’avons pas pu faire le déplacement, nous sommes à vos côtés pour réclamer avec force le refus du renouvellement du permis de Moussières, tout comme nous exigeons l’abrogation de tous les permis de recherche portant sur les hydrocarbures de roche-mère, le rejet de toutes les demandes de permis en cours d’instruction et l’interdiction de tous les forages dans les couches de roche-mère, y compris sur des concessions déjà accordées, l’abandon des projets d’exploitation de gaz de houille et, plus généralement, de tous les projets extractivistes en cours et à venir.

Dans le bassin parisien et dans le Nord, les industriels préparent le terrain. Sur le permis de Mairy (dans la Marne) que sa déclaration des travaux identifie clairement comme ayant un objectif « non conventionnel », un forage est en cours et deux autres sont en préparation. Sur le permis de Château Thierry, l’un des « permis Borloo » qui a mis le feu aux poudres en 2011, le forage est imminent sur la plateforme de Jouarre, et celle de Doue  est prête également. D’autres travaux sont en cours sur d’autres permis. Une procédure judiciaire est engagée contre le projet de forage à Nonville : un recours administratif a été déposé au TA de Melun à l’encontre de l’arrêté préfectoral autorisant les travaux de recherche. Rien qu’en Ile-de-France et ses départements voisins (Oise, Aisne, Marne, Aube, Yonne, Loiret), il y a 65 demandes de permis en cours d’instruction (dont 13 projets d’octroi) et 22 permis déjà accordés.

Pétition : comme 15 000 manifestants, dîtes non au projet minier en Grèce !

En Grèce, environ 15.000 personnes ont manifesté samedi 9 mars à Thessalonique contre un projet canadien d’exploitation d'or. Les partisans du projet du groupe Eldorado Gold, dont le gouvernement, avancent que celui-ci sera créateur d’emplois à l’heure où la Grèce est en plein marasme économique. Ses opposants rétorquent que l’exploitation de l’or causera des dommages irréversibles à l’environnement... lire la suite sur rfi.fr

Gaz et pétrole de schiste : le 22 mars, invitez-vous à la rencontre privée du groupe pétrolier HESS !

Depuis quelques semaines le pétrolier Hess a commencé les travaux sur la plateforme de Jouarre, (lieu dit "La Petite Brosse").

Le collectif du Pays Fertois a commencé, dès le 22 février, quelques opérations de harcèlement pour faire savoir à Hess que nous n'étions pas dupe de son nouveau discours. Le permis de Chateau-Thierry a été délivré en 2009 pour y effectuer une exploration non conventionnelle. Après le vote de la loi de 2011 le discours de Hess a changé, pas le sous-sol. 

Hess avait prévu de tenir une réunion publique pour informer/rassurer la population locale. La date du 22 mars a été évoquée à de nombreuses reprises, sans jamais être confirmée publiquement.  Nous venons d'apprendre que cette réunion publique est devenue privée: il faut une invitation pour pouvoir y participer. 

Nous vous proposons de vous invitez à cette rencontre.  Pour cela, rien de plus simple : remplissez le formulaire ci-dessous et cliquer sur le bouton "Envoyer" pour faire parvenir à Hess votre demande !

LETTRE DES ORGANISATIONS CONTRE LE PROJET CHADIN ll- PEROU

14 MARS JOURNEE INTERNATIONALE DES RIVIERES ET CONTRE LES BARRAGES

LETTRE DES ORGANISATIONS CONTRE LE PROJET CHADIN ll- PEROU

Mme l´Ambassadrice du Pérou en France Cristina Velita de LaboureixMarañon: Lugar del proyecto Chadin 2Marañon: Lugar del proyecto Chadin 2

M. le Ministre Merino Tafur, Ministère d´Energie et Mines, Pérou

Touche pas à ma forêt : non à la destruction du #MORVAN !

Le Bois du Tronçay est un cas symptomatique et symbolique de ce qui se prépare en France et en Europe. La sauvegarde de ce site doit être la première étape vers un mouvement national de préservation de la forêt française. Depuis le 4 février 2013, nous, citoyens du Morvan, occupons le pré de la Justice pour protéger le bois du Tronçay (Sardy, Nièvre) pour préserver l’écosystème morvandiau et empêcher le déploiement d’un projet de greenwashing dans la région.