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Etats-Unis: des milliers d'oies sauvages se tuent en se posant sur les eaux toxiques d'une ancienne mine

Plusieurs milliers d’oies sont mortes après qu’une tempête de neige les a forcées à se réfugier sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert dans le Montana fin novembre. L'étendue de la catastrophe écologique n'est pas encore connue.

En tentant d'échapper à une tempête de neige d'une rare violence, un vol d'oies s'est précipité vers une mort certaine. Des milliers de gallinacés sont morts après s’être posées sur les eaux toxiques d'un lac formé dans une mine désaffectée du Montana, dans le nord des Etats-Unis, le 28 novembre dernier. Selon les autorités locales, les oies étaient plus de 10.000.

Le responsable des questions environnementales de la société minière Montana Resources (MR), co-gestionnaire du lieu, a fait savoir que les témoins décrivaient la zone comme une fosse commune de "700 acres (près de 3 km², NDLR) d’oiseaux blancs". Un chiffre qui montre l’étendue des dégâts, "au-delà de tout ce que nous avons jamais connu en 21 ans de surveillance", a souligné Mark Thompson.

En effet, les eaux du bassin minier sont particulièrement chargés en métaux lourds comme de l'arsenic (utilisé dans l'exploitation du cuivre comme dans cette mine) et en acide sulfurique.

"Il est difficile de se faire une idée de la mortalité" parmi les oies qui ont été exposées aux substances toxiques, a déclaré au journal local The Billings Gazette Joe Vranka, de l'Agence fédérale de protection de l'environnement (EPA).

Certains oiseaux ont été retrouvés vivants mais particulièrement empoissonnés à proximité des lieux du drame. Les autorités locales et les associations de protection des animaux ont mis en place de grands moyens pour tenter de les sauver.

L'incident des oies des neiges rappelle un autre événement du genre survenu en 1995. Au total, 342 oiseaux étaient morts au même endroit, selon le Washington Post.

Traduction: Des documents choquants révèlent que le département de la santé de la Pennsylvanie a tiré le rideau sur les signalements d'effets sanitaires du fracking

Des documents choquants révèlent que le département de la santé de la Pennsylvanie a tiré le rideau sur les signalements d'effets sanitaires du fracking

Comment le pétrole de schiste américain s’adapte à la chute des cours

Les compagnies ont utilisé de nombreux leviers, sur les process ou l’innovation, pour réduire leurs coûts.De quoi maintenir leurs marges avec un baril à 70 dollars.

Le derrick se dresse, pas très loin de la Highway numéro 2, qui relie les petites villes de Williston et de Minot, dans le Dakota du Nord. Dans quelques heures ou quelques jours, la tour d’acier sera utilisée pour forer un puits, destiné à produire du pétrole de schiste au cœur du fameux bassin du Bakken. A ses côtés, pas moins de… 13 puits déjà en exploitation, qui balancent lentement leurs têtes de cheval. «  Il y a trois ans, c’était toute une histoire d’avoir deux puits sur un même terrain. Aujourd’hui, la moyenne ici est plutôt de 3 ou 4, et certaines compagnies ont reçu l’autorisation d’aller jusqu’à 20 ! », note Tessa Sandstrom, porte-parole du North Dakota Petroleum Council, qui représente les 500 compagnies pétrolières actives dans l’Etat.

Graine de révolte au pays du gaz de schiste

Le 6 novembre, le résultat du vote des 80 000 habitants de Longmont (Colorado) a fait moins de bruit que la réélection de Barack Obama. Marquant le début d'une fronde citoyenne contre l'exploitation du gaz de schiste, il pourrait compliquer la stratégie énergétique d'un président qui compte sur les immenses réserves du pays en gaz pour réaliser l'une des promesses phares de sa campagne : l'indépendance énergétique des Etats-Unis en 2020.
Ce jour-là, en même temps que le choix du président, les électeurs de cette cité résidentielle nichée au pied des Rocheuses étaient aussi invités à se prononcer sur une proposition de texte interdisant la fracturation hydraulique (fracking) sur le territoire de la commune.

Eau et Extractivisme au FAME: du Nord au Sud, un modèle, des luttes

Le Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) ouvrira ses portes à Marseille du 14 au 17 mars. "Eau et extractivisme" est l'un des axes thématiques des ateliers et débats du forum : http://www.fame2012.org/files/eauext.pdf 

Mines, puits de pétrole et de gaz, plantations ou élevages industriels, barrages hydroélectriques géants…,- tous les jours, de nouveaux territoires sont transformés en zones de sacrifice destinées à fournir matières premières et énergie. L’exploitation à grande échelle de la nature et de ses « ressources » s’accélère de façon exponentielle dans les pays du « Sud », enfermés dans ce « rôle » depuis l’époque des colonies. Bouleversements sociaux et transformations culturelles inévitables, altérations souvent irréversibles des écosystèmes, pollutions aux effets dévastateurs pour la santé, - les impacts des industries extractives sont connus et dénoncés. Au Nord aussi, la prédation avance : la récente avalanche de projets d’exploitation d’hydrocarbures dans les pays occidentaux montre bien que, même si les contextes diffèrent, aucun territoire n’est définitivement épargné. Partout, au Sud, comme au Nord, éclatent des conflits entre populations victimes ou menacées, entreprises et pouvoirs publics. Dans de nombreux endroits de la planète, s’organisent des résistances, se structurent des mobilisations et naissent des mouvements populaires qui s’opposent aux « mégaprojets » d’exploitation de la nature.

« L’eau vaut plus que l’or », - proclament les graffitis sur les murs des villes et villages d’Argentine, du Pérou, de Colombie… et d’ailleurs, « Boire ou conduire, il faut choisir », - scandent les militants anti-gaz de schiste français. L’eau, qui « n’a pas de prix », est, presque toujours, au centre de ces combats. Continuellement, l’accès à l’eau, sa disponibilité ou sa qualité se voient directement menacés. Chaque industrie a son « livre noir». Les mines à ciel ouvert polluent les cours d’eau et les aquifères (produits toxiques et métaux lourds provenant de drainages acides), dégradent les zones de recharge hydrique, détériorent les glaciers et le permafrost. Dans des régions déjà victimes de stress hydrique, des millions de litres d’eau sont utilisés quotidiennement pour les activités minières au détriment des besoins des populations. L’extraction d’hydrocarbures de schiste requiert aussi d’énormes quantités d’eau. Chaque opération de fracturation hydraulique consiste à injecter dans le sous-sol entre 10 et 20 millions de litres d’eau, mélangée à du sable et des adjuvants chimiques, dont une partie seulement remonte à la surface et dont le retraitement pose de sérieuses questions. L’exploitation pétrolière a un lourd passif : pollutions de l’eau douce et de l’eau de mer, accidentelles (marées noires) ou systématiques (delta du Niger, Amazonie équatorienne ou péruvienne…) qui provoquent de véritables tragédies environnementales, sanitaires et humaines. Les grands barrages hydroélectriques sont à l’origine de la disparition des poissons de nombreux fleuves, ce qui équivaut à la destruction des économies locales basées sur la pêche. La liste est longue… 

Le terme « extractivisme » nous vient de l’Amérique hispanophone*.

Cartes interactives et vidéos du New-York Times : les scandales des gaz de schsite se poursuivent aux USA

Rappel: L'article complet se trouve a cette adresse: http://www.nytimes.com/2011/02/27/us/27gas.html?src=me&ref=homepage

Parce que parfois, il est plus facile pour des français de comprendre l'anglais avec des images; en complément de l’enquête du New York Times sur les 30 000 pages de documents confidentiels provenant de l’Agence américaine de Protection de l’Environnement, voici 5 documents attachés à cet article qui a fait grand bruit.

1 - Une carte interactive qui recense les taux de radium, d'uranium, de rayonnement alpha et de benzène autour des 200 puits installés dans l’État de Pennsylvanie: http://www.nytimes.com/interactive/2011/02/27/us/natural-gas-map.html

2 - Une animation expliquant le procédé de la fracturation hydraulique: http://www.nytimes.com/interactive/2011/02/27/us/fracking.html?ref=us

3 - Un fichier Excel indiquant les taux exacts de contaminants relevés
dans les eaux des différents puits:  http://graphics8.nytimes.com/packages/other/national/natural-gas-drilling-spreadsheet.xls

4 - Et une vidéo où l’on voit des habitants contaminés par les fuites provenant des extractions autour de chez eux, obligés de déménager suite à des nausées, diarrhées, saignements de nez (etc...):  http://video.nytimes.com/video/2011/02/26/us/100000000650773/natgas.html

Ces villes qui tentent de se libérer du pétrole

Tout le monde n’attend pas que gouvernements et chefs d’État s’entendent sur un hypothétique accord pour sauver le climat. Loin de Cancún, où se tiendra le prochain sommet sur le réchauffement climatique, des réseaux associatifs et des municipalités se lancent dans d’ambitieux programmes pour libérer leurs villes de la dépendance pétrolière. Comment font ces « villes en transition » ? Exemple à Boulder, près de Denver, aux États-Unis.