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Au Chili, des villageois affrontent l’une des plus grandes fortunes mondiales

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
Elif Karakartal
Date de publication: 
Vendredi, 6 Juillet, 2012

C'est l'histoire de villageois qui osent s'opposer à la plus riche famille du Chili. Après avoir asseché une vallée avec la construction d'une mégadécharge, le consortium minier Antofagasta, domicilié à Londres mais appartenant à la puissante famille Luksic, intrente un procès contre le comité de défense des Caimanes. Les villageois sont accusés d'"association illicite" pour s'être opposé à la dévastation environnemental.

Le réservoir-décharge atteint près de 300 mètres de hauteur. Il est constitué de boue compactée recelant 2 700 millions de tonnes de déchets produits par la mine Los Pelambres au Chili. À tout moment, cet immense édifice de déchets miniers risque d’ensevelir la vallée, mettant en péril la vie de ses habitants. Alors que les villageois de Caimanes dénoncent depuis des années la pollution et la spoliation de l’eau, les dirigeants de l’entreprise minière Los Pelambres ont choisi de mobiliser pouvoirs et moyens financiers afin de museler les voix qui ont osé se lever contre elle et tenter de mettre en prison ceux qu’elle n’a pu acheter. L’objectif, asseoir impunément le droit de contaminer librement au nom de la course au profit, en attaquant les défenseurs de l’environnement et des droits humains.

Derrière ce procès peu banal, des villageois vont s’affronter à la toute-puissance de géants financiers. Los Pelambres fait partie du consortium minier Antofagasta Minerals, propriété des Luksic, la plus riche famille du Chili. Le groupe Luksic, classé 27e fortune mondiale selon la revue Forbes en 2011, est propriétaire de différents secteurs d’activité clefs du pays et exerce une influence certaine sur les milieux politiques, dominant des gouvernements locaux et la plupart des médias. Lorsque onze habitants de Caimanes entament une grève de la faim qui durera 80 jours, l’action passe sous un silence médiatique quasi complet.   VOIR L'ARTICLE COMPLET 

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