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L’énergie pour quoi et pour qui? Entretien avec le MAB (Mouvement des Affectés par les Barrages, Brésil)

MABMABLe Brésil a le troisième plus haut potentiel de production d’énergie hydraulique au monde (10% du potentiel mondial) [1]. 30,9%  « seulement » de ce potentiel est exploité actuellement. La construction de plus de 400 barrages hydroélectriques existants (dont 156 grands) a déjà expulsé plus d’un million de personnes de leurs terres et de leurs maisons. Il est prévu de construire 90 nouvelles centrales hydroélectriques d’ici 2016, pour une capacité de production de 36 834 MW . Le Plan National de l’Energie prévoit une production d’hydroélectricité de 94 700 MW à l’horizon de 2030. Le Mouvement des Affectés par les Barrages (MAB), défend les droits des familles expulsées ou menacées, tout en posant la question du modèle de société. Nous avons rencontré Daiane et Rogério Hohn, responsables de la coordination du MAB de l’Etat du Pará, et Moises da Costa Ribeiro, responsable du MAB à Altamira, à Marabá (Pará), en juillet 2010. 

Eau et Extractivisme au FAME: du Nord au Sud, un modèle, des luttes

Le Forum Alternatif Mondial de l'Eau (FAME) ouvrira ses portes à Marseille du 14 au 17 mars. "Eau et extractivisme" est l'un des axes thématiques des ateliers et débats du forum : http://www.fame2012.org/files/eauext.pdf 

Mines, puits de pétrole et de gaz, plantations ou élevages industriels, barrages hydroélectriques géants…,- tous les jours, de nouveaux territoires sont transformés en zones de sacrifice destinées à fournir matières premières et énergie. L’exploitation à grande échelle de la nature et de ses « ressources » s’accélère de façon exponentielle dans les pays du « Sud », enfermés dans ce « rôle » depuis l’époque des colonies. Bouleversements sociaux et transformations culturelles inévitables, altérations souvent irréversibles des écosystèmes, pollutions aux effets dévastateurs pour la santé, - les impacts des industries extractives sont connus et dénoncés. Au Nord aussi, la prédation avance : la récente avalanche de projets d’exploitation d’hydrocarbures dans les pays occidentaux montre bien que, même si les contextes diffèrent, aucun territoire n’est définitivement épargné. Partout, au Sud, comme au Nord, éclatent des conflits entre populations victimes ou menacées, entreprises et pouvoirs publics. Dans de nombreux endroits de la planète, s’organisent des résistances, se structurent des mobilisations et naissent des mouvements populaires qui s’opposent aux « mégaprojets » d’exploitation de la nature.

« L’eau vaut plus que l’or », - proclament les graffitis sur les murs des villes et villages d’Argentine, du Pérou, de Colombie… et d’ailleurs, « Boire ou conduire, il faut choisir », - scandent les militants anti-gaz de schiste français. L’eau, qui « n’a pas de prix », est, presque toujours, au centre de ces combats. Continuellement, l’accès à l’eau, sa disponibilité ou sa qualité se voient directement menacés. Chaque industrie a son « livre noir». Les mines à ciel ouvert polluent les cours d’eau et les aquifères (produits toxiques et métaux lourds provenant de drainages acides), dégradent les zones de recharge hydrique, détériorent les glaciers et le permafrost. Dans des régions déjà victimes de stress hydrique, des millions de litres d’eau sont utilisés quotidiennement pour les activités minières au détriment des besoins des populations. L’extraction d’hydrocarbures de schiste requiert aussi d’énormes quantités d’eau. Chaque opération de fracturation hydraulique consiste à injecter dans le sous-sol entre 10 et 20 millions de litres d’eau, mélangée à du sable et des adjuvants chimiques, dont une partie seulement remonte à la surface et dont le retraitement pose de sérieuses questions. L’exploitation pétrolière a un lourd passif : pollutions de l’eau douce et de l’eau de mer, accidentelles (marées noires) ou systématiques (delta du Niger, Amazonie équatorienne ou péruvienne…) qui provoquent de véritables tragédies environnementales, sanitaires et humaines. Les grands barrages hydroélectriques sont à l’origine de la disparition des poissons de nombreux fleuves, ce qui équivaut à la destruction des économies locales basées sur la pêche. La liste est longue… 

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Article de presse L’énergie pour quoi et pour qui? Entretien avec le MAB (Mouvement des Affectés par les Barrages, Brésil)
Article Eau et Extractivisme au FAME: du Nord au Sud, un modèle, des luttes
Communiqué Porto Alegre: Déclaration des mouvements sociaux
Communiqué votez au Public Eye People’s Award 2012! Vale, la pire entreprise de l'année!
Brève Brésil suspend les activités de Chevron à cause d'une marée noire
Événement Belo Monte : tous au Trocadéro samedi 20 août pour sauver le "poumon vert" de la Terre
Petition Le monde s'adresse à Dilma: sauvez l'Amazonie
Article Révolte des sacrifiés au «développement»
iPaper FAL MAG 104 : OSER COMBATTRE L'EXTRACTIVISME
Communiqué Des Indiens d’Amazonie à Paris pour dénoncer des barrages destructeurs 22 Février
Article Amérique latine : Tensions entre extractivisme et redistribution des richesses
Article de presse Mouvements socio-environnementaux en Amérique latine : territoires, écosystèmes et cultures
Vidéo Xingu : le sang de notre survie
Article de presse La Bolivie d'Evo Morales ferme les yeux sur les barrages de Lula
Article de presse IIRSA : l’intégration sur mesure pour les marchés
Événement A L'OCCASION DES 25 ANS DU MOUVEMENT DES SANS TERRE DU BRESIL...
Article Brésil : le combat des casseuses de noix de coco babaçu
Campagne Signez la pétition contre la catastrophe annoncée pour le Rio Xingu, en Amazonie brésilienne
Communiqué LETTRE DES MOUVEMENTS SOCIAUX DES AMERIQUES
Vidéo Miguel Benasayag: Résistance et création (FSM 2009, Belem, Amazonie, Brésil)

Documents

votez au Public Eye People’s Award 2012! Vale, la pire entreprise de l'année!

Jusqu’au 26 janvier, votez au Public Eye People’s Award 2012! Vale, la pire entreprise de l'année : http://www.publiceye.ch/fr/vote/vale/
Des mines et des barrages au détriment du peuple et de l’environnement. Vale est la deuxième plus grande entreprise du Brésil ainsi que le deuxième plus grand groupe minier et le premier producteur de minerai de fer mondial. L’entreprise a une histoire de 70 ans qui bafoue régulièrement les droits humains, inflige des conditions de travail inhumaines et surexploite la nature sans vergogne. Aujourd’hui, Vale s’emploie à la construction du barrage de Belo Monte en Amazonie. Celui-ci obligera 40 000 personnes à quitter leur lieu de vie. Les peuples concernés n’ont pas droit à la parole et ne recevront aucun dédommagement.