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Pétrole : l’Ufip reproche au gouvernement ses mesures "anti-compétitivité"

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Beatrice Héraud

Publié le jeudi 10 mars 2016 à 14h24

Incompréhension. C’est le mot qui ressort de la conférence de presse de l’Ufip, l’Union française de l’industrie pétrolière, sur le bilan 2015 et les perspectives 2016 du secteur en France et dans le monde.   Incompréhension surtout face à l’attitude du gouvernement français. "Pas un seul produit français n’est autant taxé que le carburant", a ainsi regretté le président de l’Ufip, Francis Duseux. "Avec les différentes mesures prévues comme l’augmentation de la part carbone de la TICPE et l’impact du rattrapage de la TVA sur le gazole, le prix du gazole pourrait passer de 1,02 € en 2016 à 1,80 € en 2030. Je ne comprends pas. C’est un vrai souci pour le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité de l’industrie". Autre motif de désagrément pour l’Ufip, la question des permis sur le sol français. "Bloquer tous les permis d’exploration est une très mauvaise chose, a averti son président. Nous ne demandons pas de permis pour la fracturation hydraulique et les gaz de schiste mais pour du conventionnel. Nous avons les capacités et peut-être des ressources dans le sous-sol, avec un énorme potentiel outre-mer. Les bloquer, cela n’a aucune logique : cela représente des emplois, des recettes locales. C’est un mauvais coup pour l’image de la France et l’une de ses filières d’excellence". Francis Duseux répondait en cela à la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

Après les manifestations dans le Gard contre les gaz de schiste, fin février, elle avait déclaré : "Il n'y aura plus de permis pour rechercher les gaz de schiste et le nouveau code minier, qui est en cours de réforme (et doit être présenté au premier semestre 2016, NDLR), intègrera cette interdiction. Cette disposition s'appliquera à tous les permis de recherche d'hydrocarbures en cours de validité et aux demandes de permis en cours d'instruction".   Au niveau mondial, l’Ufip a dressé le tableau d’une année "particulièrement chahutée avec une baisse des prix jamais vue. C’est ce que l’on appelle un contre-choc pétrolier". Un choc "auquel personne ne s’attendait il y a encore un an", qui a entraîné une chute de l’investissement dans le secteur. "En deux ans, 200 milliards  de dollars d’investissements ont disparu. Cela représente une baisse de 30% (entre 2014 et les prévisions 2016, respectivement de 683 milliards de dollars et 485 milliards de dollars, NDLR)."  Lire la suite

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