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Communiqués

Projets miniers ou le retour des colonies ? Abandon du permis de Dompierre par Variscan

Date de publication: 
Mercredi, 11 Janvier, 2017
Par: 
DesTerresMinées 35

La société Variscan Mines vient de confirmer, ce 11 janvier,  par un communiqué, le retrait de sa demande de permis,( cf PJ ) sur le PER dit de Dompierre. Les mairies puis notre association ont été informées de ce désistement fin décembre. Variscan évalue  le PER de Dompierre  comme  élément de son  « portefeuille », alors que le permis n'a même pas  été délivré. "D'autres sociétés ont la possibilité de déposer des demandes équivalentes afin de valoriser le territoire..." Le temps des colonies serait-il de retour ? Les  Pays de Fougères et de Vitré sont-ils sous-développés ? Les élus et la population apprécieront ...

Il ne s'agit donc pas d'un abandon définitif de tout projet minier sur les pays de Fougères et Vitré.

C'est pourquoi notre association va poursuivre son travail d'information des élus et de la population (2 réunions publiques le 17 janvier à Combourtillé et 18 janvier à St Christophe des Bois), de vigilance et de soutien aux autres collectifs dont celui tout proche en Mayenne, PERM Olivet.

Festival No mines’land 2016 –Des rencontres en or à Lussat

Date de publication: 
Vendredi, 22 Juillet, 2016
Par: 
Collectis STOP MINES FRANCE


alternatives-projetsminiers.org/festival-no-minesland-2016-debats-conferences-et-convivialite-dans-la-creuse

Les 22-23 juillet 2016

Alors que nous apprenons hier que COMINOR souhaite prolonger son permis de recherches d’or, d’argent, de tungstène, d’antimoine.. (Permis Exclusif de Recherches de Villeranges), pour la troisième édition du festival Stop Mines, la mobilisation bat son plein à Bord-Saint-Georges . Elle s’inscrit dans le cadre de la journée mondiale contre la méga-industrie minière. Comme l’année dernière elle réunit les différents collectifs anti-mines de France.
Notre mouvement prend de l’ampleur, les collectifs locaux se multiplient et se renforcent sur la plupart des territoires concernés par les permis de recherches de métaux.

Nous sommes en lien sans cesse renforcés et déterminés à user de tous les moyens pour stopper les projets contestés. Personne n’est dupe des promesses jamais tenues et des discours rassurants des industriels, des parodies de la démocratie et de la mystification de l’expertise scientifique.

Nous sommes solidaires de toutes les luttes contre les projets miniers destructeurs partout sur terre. Nous nous situons dans une démarche de convergence avec les combats contre l’extractivisme et toute autre forme de destruction des territoires.

Nous invitons les creusois à interpeller leurs élus sur les dangers sanitaires et environnementaux de l’ouverture d’une mine, située en bord de rivière, au dessus de la nappe phréatique et en bordure d’un réserve naturelle nationale classée NATURA 2000.

Sans exploration, pas d’exploitation !

Non à l’extractivisme, ni ici, ni ailleurs !

ALDEAH, Douar Didoull, DéterresMinées35, StopMines87, Conflens Salau Demain, Comité Ecologique Ariégeois, Maiouri Nature, Association de défense des Riverains de Saldigne, Attention Mines, StopMines23.

Lettre de soutien aux populations équatoriennes en lutte contre les projets miniers du collectif Stop Mines 23 (Creuse)

Date de publication: 
Mercredi, 15 Juillet, 2015
Par: 
Collectif Stop Mines 23 (Creuse)

Ici, en Creuse, département du centre de la France, les promoteurs de l'industrie minière projettent d’extraire de l’or vers 2020 et ont déjà commencé leurs recherches. Nous n’avons pourtant besoin ni des emplois qu’ils brandissent comme des marionnettes, ni de leur or. Il ne s’agit que d’un processus d’exploitation capitaliste et de colonisation de la campagne, qui n’a pour point de départ aucun besoin réel identifié sinon les cours fluctuants des métaux, l'accumulation et l'enrichissement d'une poignée d'égoistes.

Dans la creuse, dans la Sarthe, en Bretagne et un peu partout en France, nous nous organisons pour arrêter cette industrie qui dévore tout sur son passage.

Nous sommes bien déterminés à faire plus de bruit par notre voix qu’eux par leurs machines, en nous opposant à ces projets miniers.

Il y a bien assez de métaux  à recycler dans la multitude des gadgets éléctroniques inutiles qui peuplent notre monde:  nul besoin de de creuser dans les entrailles de nos territoires ni de détruire nos lieux de vie pour aller y chercher des  métaux qui alimentent une consommation de masse d'objets inutiles dont nous n'avons que faire ! Ces industriels jouent leur survie et celle de leur monde. Un monde dépassé. Ils sont obligés de faire pression sur des territoires et des populations de plus en plus allergiques aux mines et à leur développement arrièré. Ils sont archaïques, nous sommes l'avenir ! Nous ne les laisserons pas faire.

Pour cela, nous soutenons tous les peuples en lutte contre l’extraction minière ou contre tous les grands projets extractivistes, au Nord comme du Sud. Nous affirmons par cette lettre notre solidarité avec les peuples de l'Equateur qui, comme nous, luttent contre la machine extractive et refusent de voir leurs territoires broyés, pillés et  réduits en cendres. En ces temps de crise et d'adversité, où le gouvernement de la pseudo « révolution citoyenne » a tout fait pour briser, réprimer, ou acheter les mouvements sociaux, nous vous encourageons à tenir bon et à ne pas lâcher prise.  Nous saluons à ce titre le peuple de Pacto qui, à travers la consultation populaire du 12 avril 2015, a eu le courage de dire "non aux mines à ciel ouvert" !

Projets miniers : la lutte se structure en France

Date de publication: 
Dimanche, 26 Juillet, 2015
Par: 
Inter-collectif anti-mines

Dimanche 26 juillet 2015, Bord-Saint-Georges,

Organisée par le collectif Stop Mines 23, la deuxième édition du festival No Mine’s Land (Terre d’aucune mine) a réuni, ce samedi 25 juillet 2015, plus de 800 personnes à Bord-Saint-Georges en Creuse. A cette occasion, les creusois ont tenu à rappeler leur attachement à leur territoire et leur mode de vie, leur refus d’un projet destructeur imposé par les industriels et l’Etat.

Le festival, qui s’est tenu dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la méga-industrie minière, a également été l’occasion, pour de nombreuses personnes venues d’ailleurs, d’affirmer leur solidarité avec les populations en résistance aux projets miniers. Le collectif Stop Mines 23 a reçu des collectifs et associations mobilisés contre la relance de l’activité minière dans différentes régions de France, des militants anti-pétrole, gaz de schiste et de houille, des anti-projets d’aménagement routier et des activistes anti-mines équatoriens venus témoigner de la solidarité des communautés en lutte contre les mines en Intag (Equateur).

Les discussions engagées ont fait naître des idées d’actions communes et la volonté de se coordonner, de mettre en commun les forces, les informations et les idées. 

« Notre mouvement n’a pas de leader. Notre vision de société n’est pas celle qu’on cherche à nous imposer. Nous refusons la politique de l’oxymore : une mine responsable n’existe pas. Les mines sont seulement responsables - et coupables - des pollutions durables, des destructions de territoires, d’écosystèmes, du tissu social et économique, et de la vie. Des alternatives existent ! » (Lamine X).

NON AUX MINES, OUI À LA VIE !

Contact presse : [email protected]

Signatures :

Collectif Stop Mines 23 (Creuse, 23)
Collectif Douar Didoull (Côtes d’Armor, 22)
Collectif Mines de Rien (Côtes d’Armor – Morbihan, 22-56)
Association Gratte Papiers  (Aude, 11)
Maiouri Nature (Guyane, 973)
Association Rouez-Environnement (Sarthe, 72)
Association de défense des riverains et  de protection de l’environnement des mines et usines de Salsigne et de la Combe du Sault (Aude, 11)
Collectif La Planoise Sans Mine (Saône-et-Loire, 71)
Collectif ALDEAH (France et Amérique latine)
Collectif Causse Méjean - Gaz de schiste NON ! (Lozère, 48)
Collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste et de houille (Paris, 75)

ZAD-NDDL - s'ils reviennent, on résistera plus fort encore!

Date de publication: 
Vendredi, 17 Juillet, 2015
Par: 
ZAD

Rappels à tous les comités et personnes solidaires

Depuis la zad de Notre dame des landes, réactions en cas d'opération policière, d'expulsion de la zad de Notre dame des Landes ou de démarrage de chantiers de l'aéroport. Aujourd'hui est rendu le jugement des recours environnementaux contre la construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes.

Quels que soient le résultat de ces recours et les décisions du gouvernement, nous sommes pret sur le terrain et au-delà , à parer à toute éventualité. La capacité de résistance du mouvement contre l'aéroport s'est encore renforcée depuis l'opération d'expulsion de l'automne 2012. Des comités de toute la région se sont réunis à plusieurs reprises au cours des deux dernières années pour planifier les réactions en cas de nouvelle attaque sur la zad ou démarrage des travaux. Voici ce qui en ressort. A chacun.e de s'organiser des aujourd'hui pour les adapter localement.

  • Partout : - Appel à remettre à jour les chaines téléphoniques et mails dans tous les comités. Si des signes d'opérations policières massive apparaissent et sont confirmés, un appel commun à réagir émanera de COPAIN, de l'ACIPA et d'occupant-e-s de la zad
  • Sur la zad et juste autour : - Appel à venir résister sur la zone même et à en faire en sorte que la zad ne se retrouve pas enclavée et encerclée. Faire en sorte que les déplacements et check-points policiers soient perturbés et que les soutiens et ravitaillements circulent.
  • Dans la région : - Des le premier jour de l'opération, actions coordonnées de blocages des routes ou des opérations escargot, sur les points d’accès à la zone ou sur les grands axes, ponts et points stratégiques de la région, et/ou à des occupations de lieux du pouvoir.
  • - Un point d'info permanent sur la situation devant la préfecture, et un système de communication entre les différents points de mobilisation.
  • - Des actions nocturnes de casserolades et autres manifestations sonores devant les hôtels à seront logés les policiers et gendarmes.
  • - Une convergence le soir même, à partir des différents points de blocage ou d'actions, pour se rendre à 18h devant la Préfecture et une assemblée après coup dans un lieu réservé pour se coordonner en vue des jours suivants. - Une manifestation le samedi à Nantes après une semaine d'opération. A l'extérieur de la région :
  • - Appel à occupation des lieux de pouvoir ou à des opérations de ralentissement des flux localement, ainsi qu'à venir sur le terrain défendre la zad pour ceux et celles qui le peuvent. L'aéroport ne se fera pas
  • - La zad de Notre Dame des Landes continuera à fleurir !

-- Zone A defendre - http://zad.nadir.org/

Marche de Tende à Vievola le samedi 11 juillet à 10h en opposition au chantier de doublement du tunnel du col de Tende

Date de publication: 
Vendredi, 10 Juillet, 2015
Par: 
Collectifs des habitants de la Roya - No Tenda Bis -

NE LAISSONS PAS LA VALLéE DE LA ROYA DEVENIR

 UN AUTOROUTE

 NON AU DOUBLE TUNNEL, à L’ASPHYXIE DE NOS VILLAGES, à LEURS MORTS ECONOMIQUE,  SOCIALE ET  éCOLOGIQUE, à LA CIRCULATION DE MARCHANDISES INUTILES

NOUS AIMONS VIVRE ICI ALORS BATTONS NOUS 

PARCE QU’EST POSSIBLE

. LA RéHABILITATION  DU TUNNEL éXISTANT,

. LA RéVISION DU PROJET DU DOUBLE TUNNEL

. LA DIMINUTION DE LA POLLUTION

. UNE VIE RURALE  LIBRE ET DE QUALITé

. LA PRéSERVATION DES SOURCES DE LA FLORE ET DE LA FAUNE

. LE MAINTIEN DE LA POSTE, DU RAIL, DE L’HOPITAL, ET DE L éCOLE RURALE

. DE CONTINUER à FAIRE NOS JARDINS

. DE PERPéTUER LE PASTORALISME ET SA PRATIQUE ANCESTRALE

. DE PRéSERVER LE PATRIMOINE

. LA LIBRE CIRCULATION DES HOMMES

. DE NE PAS ETRE CLASSé N°1 DANS LES SONDAGES DE LA SéCURITE ROUTIERE AU NOMBRE DE MORTS LIéS à LA ROUTE

SOYONS

CONSCIENTS DE CE QUI EST EN TRAIN DE DISPARAITRE à JAMAIS

RESPONSABLES DE CE QUE NOUS VOULONS VIVRE

SOLIDAIRES

POUR UNE VALLéE HABITéE, VISITéE PAS JUSTE TRAVERSéE

PROJET DE FLUORINE D’ANTULLY / REUNION 29 MAI 2015

Date de publication: 
Vendredi, 29 Mai, 2015
Par: 
Collectif Planoise sans Mine

CREATION DE L’ASSOCIATION PLANOISE SANS MINE Suite au projet de mine de fluorine mené par l’entreprise minière Garrot Chaillac, divers riverains ont décidé de se grouper afin de comprendre, d’informer, de s’organiser et de protéger la forêt de la Planoise. Ce projet est un vrai danger pour notre région : pollution de l’étang du Martinet ( eau de la CUCM), destruction de nombreux hectares de forêt, dégradation du cadre de vie des riverains,.... Le projet est soutenu par une partie des élus locaux et tout se fait dans une grande discrétion. Nombreuses sont les personnes à découvrir ce projet par hasard. L’association PLANOISE SANS MINE est née de la rencontre de plusieurs personnes de la région qui ne veulent pas se voir imposer un tel projet. Nous nous groupons afin de lutter contre ce projet et travailler avec les diverses organisations déjà présentes sur le sujet.

SI vous désirez en savoir plus vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : [email protected], Nous rappelons à tout le monde qu’une REUNION PUBLIQUE aura lieu le 29 MAI à ANTULLY, à 19h, à la salle des associations. Un forte présence y est nécessaire afin de montrer notre désaccord, exprimer nos inquiétudes et questionner la viabilité de ce projet. L'impact de ce projet sur la qualité et la quantité de notre eau est une réalité qui dépasse largement le cadre d'Antully et les clivages politiques. Nous buvons tous la même eau et nous respirons le même air! Ne laissons pas de tels projets se mettre en place sans une participation constructive des tous: l'approche simpliste "Etre pour, être contre" ne peut qu’entraîner des tensions inutiles. L'installation d'une mine de fluorine et d'une usine aura de lourdes conséquences. Oui, il faut créer des emplois, dynamiser notre région mais pas à n'importe quel prix. On devrait donc soutenir notre tourisme, notre agriculture et penser au futur de nos enfants, non seulement leur santé mais aussi leur avenir professionnel, avec des emplois à long terme.

La mobilisation citoyenne contre les projets de forages dans le Gros-de-Vaud (Suisse) prend de l'ampleur et s'organise

Date de publication: 
Dimanche, 1 Mars, 2015
Par: 
Collectif "Halte aux forages Vaud"

Suisse. Nouveau collectif non au fracking: Communiqué de presse mars 2015

HALTE AUX FORAGES VAUD  - La mobilisation citoyenne contre les projets de forages dans le Gros-de-Vaud prend de l’ampleur et s’organise.

Ce mardi 3 mars 2015, ce sont plus de 55 personnes qui se sont réunies à Thierrens (VD) pour créer un collectif opposé à tout forage lié aux hydrocarbures, qu’il soit prospectif ou d'exploitation. Les membres de «Halte aux forages Vaud» demandent l'interdiction pure et simple de toute exploration et exploitation touchant aux hydrocarbures, dans l’ensemble du canton. Ceci vise aussi bien les demandes de forages de prospection du consortium PEOS-SEAG prévus dans le Gros-de-Vaud que le forage existant à Noville.

Une pétition et une campagne de sensibilisation de la population sont d’ores et déjà lancées. D'autres actions seront mises sur pied dans un proche avenir. En effet, PEOS-SEAG, devenu entre temps eCORP Switzerland AG, a demandé l’autorisation de procéder à des forages prospectifs, en vue d'extraire du gaz conventionnel, dans les villages de Dommartin (commune de Montilliez), Sullens, Thierrens (commune de Montanaire) et Vuarrens. Le moratoire actuellement en vigueur ne protège en rien contre ces forages, car il ne concerne que le gaz de schiste, et pourrait à tout moment être levé par le Conseil d'Etat.

Étant donné que les hydrocarbures ne peuvent être ni explorés, ni exploités sans mettre en péril nos ressources en eau potable et notre environnement, le collectif Halte aux forages Vaud demande aux autorités cantonales de ne pas entrer en matière et d'interdire la prospection et l’exploitation des gisements d’hydrocarbures dans le canton.

Assassinat de José Tendetza, opposant à l'industrie minière à grande échelle en Équateur

Date de publication: 
Mercredi, 10 Décembre, 2014
Par: 
Collectif ALDEAH

Le mercredi 3 décembrJosé TendetzaJosé Tendetzae 2014, José Tendetza, dirigeant de la communauté Shuar de Yanua (Canton du Pangui, Province de Zamora, Equateur) et farouche opposant à l’industrie minière à grande échelle, a été retrouvé mort sur le bord du fleuve Zamora. Alors que José avait été porté disparu depuis cinq jours, la police s'est empressée d'enterrer le corps qui leur aurait été remis par les employés de la mine de Mirador (en cours d’exploration par l’entreprise ECSA), et cela sans aucune autopsie. Pour reconnaître le corps, les membres de la famille n’ont eu droit qu’à une photographie du défunt sur laquelle il semblait être ligoté par des liens de couleur bleue.

Le leader indigène, qui refusait de se faire exproprier de ses terres, avait été attaqué en justice en novembre 2013 par l'entreprise minière ECSA (Ecuacorriente SA), détenue par les sociétés chinoises Tongling et China Railways, et avait fait l'objet de nombreuses menaces. Au moment de sa disparition, il se rendait à une réunion de l'Association des Shuars de Bomboiza pour traiter des problèmes liés aux activités de l'entreprise minière dans la région.

Si les auteurs et les commanditaires du crime restent, jusqu'à ce jour, inconnus, compte tenu du nombre d’assassinats de leaders, de militants, de syndicalistes et de paysans en Amérique Latine, la crainte est forte que la mort de José Tendetza soit en relation avec ses activités militantes. Cherchait-on à l’empêcher de parvenir jusqu'au lieu de la réunion, puis de voyager au Pérou (Lima) pour y dénoncer les méfaits de l'exploitation minière à l’occasion du Tribunal International des Droits de la Nature, comme il avait l’intention de le faire? Cet assassinat est-il lié à l'expansion du front extractif dans la Cordillère du Condor (Amazonie équatorienne) ?
Si cela s’avérait être le cas, alors José Tendetza viendrait ajouter son nom à la longue liste d’assassinats d’opposants à l’extractivisme sous toutes ses formes : en novembre 2013, Freddy Taish, Shuar de la communauté de San José de Piunts est abattu par l'armée en Equateur ; au Nord du Pérou (Cajamarca) ; la répression de la lutte contre le projet minier Conga a déjà fait plus de cinq morts, en 2005, 32 personnes ont été torturées par des employés (vigiles) de l'entreprise minière Monterrico Metals, à Ayabaca (Province de Piura) ; au Mexique et en Colombie, les morts sont tellement nombreux que plus personne ne parvient à tenir à jour la liste macabre. Selon un rapport publié par l’ONG Global Witness, au moins 908 « défenseurs de la terre et de l’environnement » ont été tués entre 2002 et 2013 dans le monde, dont au moins 760 en Amérique latine, sachant que ce décompte ne comptabilise que les cas les plus connus. En France, le 26 octobre dernier, Rémi Fraisse a été tué par une grenade lancée par un gendarme alors qu'il protestait contre la construction d’un barrage à Sivens (Tarn), projet tout aussi « inutile » (sauf pour ceux à qui il rapporte) et dévastateur que les mines dans la Cordillère du Condor.

Ici et là-bas, la machine capitalo-extractiviste broie les territoires et tue leurs habitants.

Pour refuser la REDD+ et les industries extractives pour s’opposer au capitalisme et défendre la vie et les territoires

Date de publication: 
Jeudi, 27 Novembre, 2014
Par: 
WRM

CdP 20, Lima, décembre 2014

 

À l’occasion de pourparlers de l’ONU sur le changement climatique qui auront lieu à Lima, au Pérou, et que   l’on appelle CdP 20, nous affirmons que le refus du système REDD+ et des ‘services  environnementaux’ proposés  dans  le  cadre  de  ‘l’économie verte’  est  un  aspect fondamental de notre lutte contre le capitalisme et les industries extractives et pour la défense des territoires, de la vie et de la Terre‐mère.  Les accords des Nations unies sur le climat n’ont pas réussi à réduire les émissions des gaz qui provoquent le réchauffement planétaire. En fait, les mécanismes et les politiques qui ont découlé de ces accords, parmi lesquels figure la REDD+, ont permis de poursuivre, de légitimer et d’intensifier des activités aussi destructrices que les industries minière, pétrolière, gazière et charbonnière,  la  monoculture  d’arbres  et  l’agro‐industrie.  Ces  industries  sont  la  cause principale de la crise climatique; elles ont adopté le discours de la ‘durabilité’, du ‘déboisement zéro’, de la ‘responsabilité socio‐écologique’, du ‘découplage’ ou des ‘projets économes en carbone’, dans le cadre d’une économie ‘verte’. Or, nous savons qu’au‐delà de la propagande destinée à blanchir leurs images, le système extractiviste et le capitalisme mondial institutionnalisé  mènent  toujours  au  saccage  de  la  Terre‐mère,  ainsi  qu’au  pillage,  à  la violence, à la destruction et à la criminalisation de ses communautés, ses peuples, ses terres et ses territoires.

Les défenseurs de l’économie ‘verte’ prétendent nous faire croire qu’une ‘croissance durable’ est possible, que l’on peut ‘se découpler de la nature’ avec les modes de production capitalistes, et qu’il est possible de ‘compenser’ ou d’atténuer la pollution et la destruction d’un endroit par la ‘recréation’ ou la ‘protection’ d’un autre. En appliquant une logique injuste et colonialiste, l’économie ‘verte’ soumet la nature et les peuples autonomes en leur imposant des restrictions sur l’utilisation et le contrôle de leurs territoires, afin de remplir les poches de quelques‐uns, même lorsque les  communautés possèdent des  titres de  propriété sur  ces territoires.

Les  ‘services  environnementaux’ sont  un  des  piliers  du  nouveau  capitalisme  mondial.  Ils comportent  la  financiérisation,  la  marchandisation,  l’asservissement  et  l’esclavage  de  la nature, en la soumettant à la logique du capital. Le marché du carbone, la compensation de biodiversité et les marchés de l’eau font partie de cette forme de capitalisme. Les ‘services environnementaux’ et le modèle économique hégémonique sont interdépendants.

ALTERNATIVES – PROJETS MINIERS -

Date de publication: 
Lundi, 1 Septembre, 2014
Par: 
http://alternatives-projetsminiers.org/

L’idée d’un collectif de réflexion est inspirée de Mr.Montebourg lui-même. Celui-ci ayant décidé de relancer les chantiers miniers en France métropolitaine.
La société civile se voit contrainte de se mobiliser afin de faire entendre sa voix.

La presse nationale ne s’en est guère fait l’échos, mais cette idée de d’exploitation minière date 2012. Et hormis dans la presse locale, la population est très peu informée de ce projet qui, pourtant, nous interpelle tous. (Consulter notre revue de presse: ici)

En Bretagne, C’est le 12 mai 2014 que les communes concernées par le « Permis de Silfiac », ont été averties. Pourtant la demande officielle est datée du 31 janvier 2013.
A la lecture, du premier courrier adressé aux maires par la préfecture, il est clair que leur avis n’est que consultatif.

C’est par second courrier également que les maires des communes concernées ont été conviés à une réunion d’information qui s’est tenue le 25 juin 2014 à la CCI de Pontivy.

Pour qu’une réelle réunion publique se tienne, il a fallu que les élus locaux en face la demande au porteur du projet, contrairement au dire du représentant de Variscan Mines Orléans. Il fut contredit sur ce point par un conseiller municipal, lors de la réunion du 18 juillet 2014 à Silfiac.
Mr.Patrick Lebret affirmait que cette réunion se tenait à sa demande et par souci de transparence.

S.D.

CP des Collectifs anti gaz et pétrole de schiste suite Réunion Nationale Lyon 22 23 nov 2014

Date de publication: 
Dimanche, 23 Novembre, 2014
Par: 
COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE

LYON, LE 23 NOVEMBRE 2014

Silence! on fore : Pétrole et Gaz de schiste et de houille, les collectifs français condamnent l'opacité et l’absence de réponse systématique de la Ministre de l’Écologie. 

Les collectifs français opposés à la recherche et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de houille se sont réunis en coordination nationale à Lyon les 22 et 23 novembre 2014.

Malgré les récentes annonces rassurantes de la ministre de l'écologie, de l'énergie et du développement durable, les collectifs constatent que l'opacité sur la délivrance des permis de recherche hydrocarbure et autorisations de travaux persiste. Ils constatent aussi que les nombreuses interpellations des collectifs, de la société civile et des élus sont restées jusqu’à ce jour sans réponse.

Il existe actuellement en France 119 demandes de permis en cours d'instruction et 54 permis de recherche d'hydrocarbures liquides ou gazeux dont plus de la moitié font l'objet de demande de renouvellement, prolongation "exceptionnelle" et / ou demande de mutation.

Dans le Nord/Pas-de-Calais, deux autorisations de travaux pour des forages d'exploration sur les gaz de couche ont été délivrés à Avion et Divion. Les travaux de forage pourraient commencer d'un moment à l'autre si l'on en juge par la campagne de promotion qui est faite dans les journaux locaux. L'entreprise EGL qui conduira les travaux a déjà réalisé quatre forages en Lorraine qui sont des fiascos, alors que la géologie y est supposée être plus favorable que dans le Nord. Alors  que 6 millions d'euros ont déjà été dépensés il n'y a toujours pas de résultats probants. Pourquoi donc autant de précipitation à forer dans le Nord ? Rassurer les actionnaires ? Mettre au point une méthode de "fracturation light" pour contourner la loi et déposer un brevet sur cette technique ? L'inquiétude et la mobilisation des populations grandissent face à l'opacité qui règne là aussi autour de ces projets déclenchés sans enquête publique préalable. Nous ne comprenons pas le soutien actif de certains élus locaux à ce projet, ni la logique qui a conduit l'état à accorder ces autorisations de forage.

Modification simplifiée du P.L.U. de Cayenne :Quelle légitimité ? Quelle finalité ?

Date de publication: 
Jeudi, 9 Octobre, 2014
Par: 
Maiouri Nature Guyane
COMMUNIQUÉ DE PRESSE du 9 octobre 2014

Objet  : Délibération N°2014-141/ST-DA-PUR concernant les règles
d'implantation le long de la RD 4 dite « route de Bourda ». 5 septembre 2014

L’association Maiouri Nature Guyane vient par la présente dénoncer une modification du PLU de Cayenne en procédure simplifiée qui nous semble être illégale. En effet, comme le spécifie l’article L 123-13-3 du code de l’urbanisme, la procédure de modification simplifiée n'est pas autorisée lorsqu’elle risque de :

- « …réduire un espace boisé classé, une zone agricole, naturelle, ou une protection édictée en raison des risques de nuisance, de la qualité des sites, du paysage et des milieux naturels, ni comporter de graves risques de nuisances.

- « Elle ne peut pas majorer de plus de 20% les possibilités de construire résultant dans une zone de l'application de l'ensemble des règles du plan.

- Or, dans l’affaire qui nous concerne, cette modification qui rend constructible une zone de 20 m de part et d'autre de la Route de Bourda (littoral ou l’Espace Boisé Classé) va surtout permettre la réalisation d’un projet immobilier contre lequel notre association s’est engagée à lutter du fait de son implantation sur un site naturel, fréquenté par tous les Cayennais et d’une grande valeur patrimoniale : il s’agit de la petite plage de Bourda que l’on accède librement depuis un plus d’un demi-siècle, par un petit sous-bois de palmiers Moucaya, awara, cocotiers !

Campagne Bang! Ban Cyanide ! Stop ! Interdisons le cyanure !

Date de publication: 
Lundi, 29 Septembre, 2014
Par: 
Campagne Bang! Ban Cyanide ! Stop ! Interdisons le cyanure !

Non aux mines polluantes en Europe ! Réclamons à l'équipe de JC Juncker l'interdiction du cyanure à l'occasion des auditions des commissaires européens de 2014 29 Septembre 2014 -

Nous sommes une coalition européenne composée d'ONG, de collectifs et d'associations venant de Belgique, Bulgarie, Finlande, France, Grèce, Allemagne, Roumanie, Slovaquie, Espagne, Royaume Uni, République Tchèque, de Turquie et de Guyane Française. Nous nous sommes rassemblés pour combattre la pollution minière et l'utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière en Europe.

Globalement le nombre de mines d'or à ciel ouvert est en augmentation. Peu de citoyens européens sont sensibilisés à la problématique de l'industrie minière aurifère en Europe, pourtant les métaux utilisés dans les ordinateurs, les composants électroniques et les téléphones portables proviennent bien de quelque part. Les mines défigurent le paysage; engendrent une pollution durable; requièrent l'utilisation massive de produits chimiques hautement toxiques comme le cyanure et souvent obligent les populations locales à quitter leurs terres.

Beaucoup d'entre nous vivent dans des régions menacées par ces mines polluantes.De la même manière que nous mettons en place une réflexion commune sur le sujet, nous nous réunissons pour proposer une solution commune. De nombreux exemples à travers le monde nous démontrent que l'utilisation massive du cyanure par l'industrie minière impacte l'environnement et les populations proches ou éloignées.Pourtant il y a aussi de nombreux exemples à travers le monde qui montrent que la population peut vaincre quand elle est unie. C'est ce qui s'est passé récemment en Slovaquie où le procédé de lixiviation à l'aide de cyanure a été interdit.

En Août 2014, à Rosia Montana/Roumanie, nous avons lancé une campagne commune pour interdire l'utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière en Europe. En 2010 le Parlement européen a adopté une résolution interdisant l'utilisation des technologies à base de cyanure dans l'industrie minière, parce que ces technologies représentent un grave danger pour la santé humaine et pour l'environnement. Nous souhaitons que cette résolution devienne une réalité et c'est pour cela que nous invitons Mr Karmenu Vella, candidat au poste de Commissaire à l'environnement, à soutenir cette résolution et à agir en sa faveur.