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Communiqués

Communiqué de presse STOPMINES : "NOS TERRITOIRES NE SONT PAS «MINABLES» !"

Date de publication: 
Vendredi, 15 Avril, 2016
Par: 
Collectifs STOPMINES, Collectifs Anti Gaz et pétrole de schiste et de couche, inter collectifs

Communiqué de presse STOPMINES
[email protected]

 

 
NOS TERRITOIRES NE SONT PAS «MINABLES» !

Alors que les projets d'extraction minière pullulent, la contestation s'amplifie et s'organise :  en Bretagne, en Ariège, dans le Morvan, au Pays Basque, dans la Sarthe, dans la Creuse ou encore en Haute-Vienne et en Guyane, les permis de recherches sont imposés par l'État, mais aussitôt dénoncés par les citoyens et les collectivités, attaqués en justice par les associations et rejetés en masse par les agriculteurs et les propriétaires des terrains concernés. 

De la désinformation des populations :

Le ministère de l'Industrie et les sociétés de l'industrie minière ont mis en place une stratégie visant à convaincre l'opinion publique que les projets miniers sont  aujourd'hui  «responsables». Ils s'apprêtent à dévoiler ce printemps, le contenu d'un «livre blanc» des bonnes pratiques minières ainsi qu'une convention «d'engagement volontaire» de l'industrie minière. Des associations de protection de l'environnement (France Nature Environnement, Les Amis de la Terre) et l'association Ingénieurs sans Frontières ont refusé de servir de caution à cette mascarade.

Appel à projets alternatifs autour de Lussat contre la relance minière en Creuse

Date de publication: 
Samedi, 20 Septembre, 2014
Par: 
Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois

Dans la perspective d’occuper le terrain avec des projets alternatifs aux recherches minières autour de Lussat, nous lançons un appel à projet pour toute personne intéressée. Il s’agit de développer un projet sur un territoire rural, autour de Lussat, soutenu par le collectif contre les mines d’or, avec donc la perspective de s’installer –pourquoi pas- sur le territoire ou de léguer le projet.

Nous contacterons aussi des acteurs du territoire tel que le Pays Combraille en Marche qui peuvent aider à la réalisation du projet (dossier, aide matérielle…).

Nous soumettons ici les idées du Collectif contre les mines en Creuse ou celles qui lui ont été proposées : c’est une base de départ pour les projets. Mais bien sûr, c’est aux porteurs de projet de faire ensuite leur propre sauce ! Il s’agit d’idées de départ qui peuvent être des bonnes perspectives pour monter quelque chose.

 

 

1 – Les pâtisseries pépites d’or

On peut peut-être regarder s’il n’y a pas moyen de faire une petite structure (Peut-être le Pays Combrailles en Marche pourrait-il aider à faire un dossier ?) qui ferait des pépites (d’or !) avec des produits locaux (exemple : noisette, farine d’Evaux, raisins, ….produits au choix), initiative qui pourrait être soutenue par le collectif avec –pourquoi pas- de temps en temps des bénévoles (format SCIC ou SCOP par exemple) et avec un message « voici le seul or que nous voulons extraire… » ou un truc du genre.

Si à terme, il y a un dossier un peu pro avec exportation dans plusieurs magasins (et bien sûr à la réserve de l’étang des Landes !) ça peut faire un ou deux emplois. Il y a bien un biscuitier à Faux-la-Montagne (sud-Creuse) !

Il peut y avoir un appel à projet « pâtisseries/gâteaux » pour des gens d’ailleurs qui seraient intéressés par ça.

 

2 -  Le canoë

Ben oui, on a vu qu’on pouvait en faire (un peu) sur la Voueize ! Pourquoi pas un petit pôle visite de la Voueize, basé à Chambon ou ailleurs ou on pourrait faire du canoë et découvrir la Voueize aux petits et grands. Ça peut être sous format associatif (et pourquoi pas, en plus, quelqu’un qui aurait une activité rémunérée la dessus en parallèle), peut-être qu’on peut avoir quelques aides départementales pour le matériel par exemple.

Ça peut être l’occasion de découvrir flore et faune autour de la Voueize.

 

3 – Le recyclage

L’idée de départ était un évènement où on « pèse » nos portables et matériaux technologiques (version compteur pour voir l’équivalent « métaux rares » en poids dans les outils technologiques).

Idée de Recyclerie pour les produits technologiques –réparation, apporter à une usine proche qui les recycle, récupération diverse-

Ou plus complètement de Ressourcerie avec tous type de produits.

NB : il y a deux ressourceries proche à Saint-Maurice-pré-Pionsat et à Felletin qui peuvent aider à monter le dossier. Le Pays Combrailles en Marche est aussi intéressé par l’odée de pôles ressourceries locales.  

Rebuts radioactifs sur un camping près de La Baule (44) : le Collectif Mines Uranium s'inquiète

Date de publication: 
Mercredi, 6 Août, 2014
Par: 
Collectif Mines Uranium (CMU)

Communiqué du Collectif Mines Uranium (CMU) du 6 août 2014

Dans un courrier adressé le 9 juillet 2014 au préfet de Loire Atlantique, le laboratoire associatif de la CRIIRAD*, demandait une intervention urgente des autorités pour le camping du Parc de Guibel à Piriac-sur-Mer en raison de la présence de déchets radioactifs issus de l'ancienne mine d'uranium de Pen ar ran.

Corinne Castanier, chargée de recherche en radioprotection à la CRIIRAD, s'étonne qu'aucune intervention n'ait été réalisée avant la saison 2013 alors que les relevés de terrain du rapport AREVA remontent à octobre 2012 et confirment “la présence de stériles uranifères notamment au niveau de l'allée principale et des emplacements “. C'est donc une deuxième saison estivale qui s'engage alors qu'AREVA a connaissance des problèmes de contamination du camping. Le débit de dose est jusqu'à 20 fois le bruit de fond naturel d'après le rapport AREVA !

Propositions pour une plateforme commune de la montagne limousine

Date de publication: 
Lundi, 7 Avril, 2014
Par: 
Les habitants du plateau des milles vaches (Limousin)

Présentation publique du texte "Propositions pour une plateforme de la montagne limousine", jeudi 6 mars, à la salle des fêtes de Faux-la-Montagne (Creuse). Ce document est le fruit de la réflexion d'habitants du Plateau de Millevaches qui veulent mettre des questions politiques au cœur du débat. Il se découpe en six thèses suivies de propositions : "l'ouverture comme tradition", "se défaire de notre statut colonial" , "une certaine idée de la richesse", "repeupler le territoire", "bâtir un en-dehors de la métropole" et "si nous relevons le défi d'inventer ici une autre vie, c'est que nous devons aussi inventer une autre façon de s'organiser." Présentation par Michel Lulek, de Faux-la-Montagne, et réaction de la mairesse de Viam (Corrèze), Michèle Guillou.

Source et emission : http://www.radiovassiviere.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1532:7-mars--qpropositions-pour-une-plateforme-commune-de-la-montagne-limousineq&catid=148:le-plateau-qui-parle&Itemid=71

Terre d’aucune mine

Date de publication: 
Samedi, 26 Juillet, 2014
Par: 
Collectif vigilances Villeranges

Terre d’aucune mine

Ce samedi 26 juillet, au lieu-dit La Nouzière, commune de Lussat (450 habitants) dans la Creuse, plus de 500 personnes ont participé au Festival international No Mine’s Land (Terre d’aucune mine), organisé à l’occasion de la Journée Mondiale contre la Méga-industrie minière. L’objectif de ce rassemblement était de manifester le refus catégorique de la relance (et du redressement !) de l’activité minière dans la Creuse, incarnée par le PER de Villeranges, ainsi que l’opposition à tous les projets miniers, ici et ailleurs. Un marché bio, une balade botanique à l’Etang des Landes, des conférences-débats, des projections, des mises en scènes, des concerts d’artistes engagés contre les mines, etc., ont ponctué cette journée de mobilisation. A cette occasion, les participants - parmi lesquels les acteurs des luttes anti-mines d’autres régions de France (Sarthe/Mayenne et Guyane) et du monde (Mexique, Equateur) - ont exprimé leur solidarité avec tous les combats menés par ceux et celles qui refusent que leurs territoires soient transformés en zones de sacrifice par l’extractivisme. Autant de nouvelles zones à défendre…

Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois (organisateur du festival) et Collectif ALDEAH

L'appel à mobilisation de la journée mondiale et les événements ayant eu lieu dans le monde : http://www.aldeah.org/fr/22-juillet-2014-journee-mondiale-contre-la-mega-industrie-miniere 

Diaporama photos : https://plus.google.com/photos/116361351708061179093/albums/6040525347880557841?authkey=CPr_x_7K79vqwAE

Le conseil general Creuse contre les mines d'or [PERM Villeranges]

Date de publication: 
Lundi, 19 Mai, 2014
Par: 
Le Conseil Général de la Creuse

A retrouver avec compléments sur le blog : http://minesencreuse.blogspot.fr/
 
Vœu relatif au projet COMINOR (Adopté à l’unanimité)
 
Le Conseil Général de la Creuse, réuni en séance plénière, le 19 Mai 2014
 
Considérant que le permis exclusif de recherches de mines d’or, cuivre, argent, zinc, antimoine, étain et substances connexes dit « Permis de Villeranges » délivré à la société Cominor pourrait avoir des conséquences dommageables sur la richesse faunistique et floristique de ce secteur géographique ;
Considérant que dans un passé récent avec les mines d’or du Châtelet, la Creuse a payé un lourd tribut lié à l’industrie minière (pollutions à l’arsenic et coûts de dépollution des sites) ;

Equateur : détention arbitraire de Javier Ramirez, un des dirigeants d'Intag

Date de publication: 
Jeudi, 10 Avril, 2014
Par: 
Cordinadora zonal del Intag

Javier Ramírez: Détenu arbitrairementJavier Ramírez: Détenu arbitrairementVoici la traduction en français d’un communiqué à propos du récent emprisonnement de Javier Ramírez, président de la communauté de Junín dans la vallée d'Intag en Equateur. Ce village se trouve à proximité du gisement de cuivre du mega projet minier de Llurimagua (anciennement projet Junín), actuellement aux mains de l'entreprise chilienne d'Etat Codelco.
Javier Ramírez est accusé de rébellion, sabotage et de terrorisme. L'ordre de détention vient du procureur de Cotacachi, le canton dont dépend la vallée d'Intag. Ce message est un appel aux organisations et mouvements sociaux à dénoncer cette manœuvre et la politique de criminalisation des luttes sociales que mène le gouvernement de Correa en adhérant à la lettre ci-dessous.

VOICI LA TRADUCTION DU TEXTE DE LA LETTRE POUR LAQUELLE ON RECHERCHE DES SIGNATURES (ADHÉSIONS) : 

Pour signer cet appel, envoyer votre soutien à : [email protected]

Aux Président, Ministres et Assembléistes, Aux autorités judiciaires, Aux autorités du Cantón Cotacachi et de la zone d’Intag Organisations sociales, écologistes et de défense des droits de l’homme exigent la liberté immédiate et l’abandon des charges contre Javier Ramírez, président de la communauté de Junín.

Le 10 avril 2014, à 20h, Polivio Pérez et Javier Ramírez, dirigeants communautaires de la zone d’Intag-Cotacachi, province d’Imbabura, ont été arrêtés.

Intag Cordinadora zonalIntag Cordinadora zonalDepuis, Mr. Javier Ramírez, président de la communauté de Junín, est gardé en détention pour 30 à 90 jours de prison préventive au titre de “présomption de délit de rébellion contre l’administration publique ”. La plainte a été déposée par la Société nationale des mines de l'Equateur Enami. Le lendemain, le procureur de Cotacachi a ajouté deux accusations plus graves, celles de "terrorisme" et de  "sabotage" Selon les rapports de presse, les accusations se rapportent à une altercation survenue le 6 avril entre des membres de la communauté et des employés d'Enami, événement lors duquel Javier n'était pas présent, même à proximité. Son frère Hugo Ramirez doit également faire face à des accusations, mais n'a pas été arrêté. Nous craignons que d'autres membres de la communauté puissent se trouver sur cette liste injustifiée .

Mr. Ramírez est une personne pacifique, respectée et qui ne mènerait sous aucun prétexte des actes de « rébellion ». Bien au contraire, Mr. Ramírez est, tout comme ses voisins, internationalement reconnu comme un des défenseurs de ce que sa communauté a mis en place, un projet de production respectueuse de la forêt, de la biodiversité et de la nature qu’elle a réussi à consolider au cours des années et pour lequel nous éprouvons du respect et de l’admiration.

En tant qu’organisations engagées pour la défense des droits de l’homme et de la nature, nous sommes préoccupées par ces faits qui ont lieu en Equateur, pays qui a ratifié de multiples traités internationaux garantissant le respect des droits de l’homme, ainsi que de ceux qui défendent ces droits, pays dont la Constitution établit le droit à l’eau comme droit fondamental, garantit la souveraineté alimentaire, reconnaît le droit à la résistance face aux actions et omissions du pouvoir public ou des personnes physiques ou morales qui portent atteinte ou peuvent porter atteinte aux droits constitutionnels.

Gaz de schiste et violences policières à Barton Moss : ça suffit !

Date de publication: 
Lundi, 24 Mars, 2014
Par: 
Les Collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille"

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE
www.nongazdeschiste.fr 
lE 24 MARS 2014

A l’Attention de Monsieur l’Ambassadeur du Royaume-Uni à Paris
Sir Peter Ricketts
35 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

 

Monsieur  l’Ambassadeur,

Au nom des collectifs français opposés à l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels (gaz et  pétrole de schiste et de houille, entre autres) nous tenons à vous faire part de notre  profonde indignation concernant les  violences policières répétées que subissent des citoyens britanniques à Barton  Moss. 

Lundi dernier,  le 17 mars 2014, une mère de famille de quatre enfants a  été pour la seconde fois arrêtée par la Police du Grand Manchester avec une  brutalité inacceptable face à  une protestation pacifique (1). Ces démonstrations de force sont indignes d’un pays européen. 

Précédemment, une femme enceinte, une enfant de 15 ans, ainsi que des  personnes âgées ont elles aussi, entre autres, été arrêtées sans ménagement.  Plus de cent arrestations et intimidations ont eu lieu sur ce site où la  protestation est continue depuis le début des travaux de forage. Selon la  communauté locale, plus de 80 personnes ont été blessées par la police du Grand  Manchester. C’est inacceptable. Nous tenons donc à manifester notre solidarité avec les personnes victimes de ces violences de la part des forces de l’ordre de votre pays.  

Gestion opaque des effluents du forage de Tritteling-Redlach (Permis Bleue Lorraine) - et accident sur ce forage - Gaz en couche de charbon

Date de publication: 
Samedi, 1 Février, 2014
Par: 
Collectifs non aux pétrole et gaz de schiste et de houille
NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE*  
Effluents de forage : A Tritteling, EGL patauge toujours  et mène les services de l’Etat en bateau
  
Monsieur Philippe Martin
Ministre de l'Ecologie, du
Développement durable et de l'Energie
Hôtel de Roquelaure
246, boulevard Saint-Germain
75007 Paris
 
OBJET : gestion des effluents du forage de Tritteling-Redlach (Permis Bleue Lorraine) - et accident sur ce forage - Gaz en couche de charbon
 
Monsieur le Ministre,
A ce jour, nous sommes sans réponse à notre précédent courrier, une lettre ouverte datant du  16 décembre dernier (voir annexe 1), remise directement entre les mains de Monsieur Rol-Tanguy, votre directeur de cabinet, par Madame Isabelle M., membres des Collectifs français « Non aux pétrole et gaz de schiste et de houille », et adressée à vous-même, le même jour, par recommandé avec accusé de réception. Ce courrier demandait des éclaircissements sur la gestion opaque des effluents du forage en objet, et nous tenons à vous faire part de notre étonnement devant le silence de vos services à notre égard.

"Gaz de schiste" : NON ! La fracturation n'est pas une technique propre Questions et réponses à Jean-Louis Sch ilansky

Date de publication: 
Vendredi, 7 Février, 2014
Par: 
COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE

Les collectifs français "NON aux pétrole et gaz de schiste et de houille" ont quelques questions à poser à M. Schilansky. Ce dernier, s'exprimant ce mercredi 5 février au nom de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), affirme : "La fracturation telle que  pratiquée aujourd'hui n'est pas une technique sale. C'est juste pas vrai!"

Monsieur Schilansky, pensez-vous qu'ignorer les défis climatiques, en accroissant la production et donc la consommation d'hydrocarbures, soit un choix intelligent pour la France ? 

  • Pensez-vous que des millions, voire des milliards de m3 d'eau définitivement souillées par des contaminants fossiles, par des particules radioactives, et par les produits toxiques utilisés par les compagnies pétrolières et gazières, pour l'extraction comme pour le raffinage des hydrocarbures de schiste, soient une aubaine pour la France?
  • Pensez-vous que des centaines voire des milliers d'hectares de terres agricoles, de forêts ou de landes sacrifiés pour implanter des appareils de forage, construire des routes d'accès, et implanter des gazoducs dans les campagnes soient un cadeau pour la France?
  • Pensez-vous que ce que vivent aujourd'hui des milliers de riverains des puits aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, etc., à savoir la maladie, les risques de malformation congénitales de leurs enfants, comme le fait craindre une récente étude (1), la mort de leurs animaux, soient un avenir souhaitable pour les Français?
  • Pensez vous enfin qu'il soit judicieux pour notre société d'exploiter à court terme des ressources avec de tels impacts environnementaux, sociaux et sanitaires, là où les mêmes moyens et le même financement pourraient être engagés dans des mesures accompagnant la sobriété énergétique, avec des profits plus durables à moyen et long terme, et créer des emplois localisés et pérennes ? 

Notre réponse est NON !

Solidarité internationale avec Cajamarca

Date de publication: 
Dimanche, 2 Février, 2014
Par: 
Unitaire

Une campagne médiatique a été lancée dernièrement au Pérou contre le mouvement de solidarité internationale avec la population de Cajamarca (Andes Nord du Pérou), en lutte pacifique depuis trois ans, pour la défense de l'eau et de l'environnement, contre le méga projet minier « Conga » de l'entreprise Yanacocha (multinationale Newmont-Buenaventura-Banque Mondiale).

Ce projet d'exploitation minière à ciel ouvert détruira cinq lacs de haute montagne, 700 sources d'eau et 260 hs de prairies humides. Il constitue une menace directe pour la santé et la vie des habitants ainsi que pour l'environnement de cette importante région agricole péruvienne et contaminera tout le réseau hydrographique en aval, autant sur le versant Pacifique que sur le versant amazonien, avec un impact sur des milliers de personnes. Depuis trois ans, les populations concernées résistent de manière pacifique. La réponse des autorités a été la répression : en juillet 2012, cinq personnes furent tuées par la police et une cinquantaine furent blessées par balles. L'indignation provoquée par cette vague de violence avait alors soulevé l'ensemble de la population de cette région des Andes et suscité la solidarité nationale et internationale. Le méga projet « Conga » fut officiellement suspendu en août 2012.

Aujourd'hui, toutes les associations démocratiques, organisations sociales, collectifs, syndicats et personnalités étrangères qui manifestèrent leur indignation et leur solidarité avec Cajamarca, et dont les objectifs humanitaires ne peuvent être mis en doute, sont l'objet d'une campagne de dénigrement lancée dans la presse péruvienne.

Lettre ouverte à Arnaud Montebourg

Date de publication: 
Mardi, 28 Janvier, 2014
Par: 
Collectifs français anti gaz et pétrole de schiste et de couche

LETTRE OUVERTE DES COLLECTIFS FRANÇAIS NON AUX PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE HOUILLE*
À ARNAUD MONTEBOURG
Ministre du Redressement productif

GAZ DE SCHISTE : RÉFLÉCHISSONS ENSEMBLE DE MANIÈRE RÉELLEMENT RAISONNABLE

Le 28 janvier 2014       

Monsieur le Ministre,

C'est avec une grande indignation que nous avons entendu vos propos sur les "gaz de schiste", le 23 janvier dernier sur Europe 1 (1).

Alors que, par ces propos, vous reconnaissez l'existence d'un problème environnemental et affirmez qu' "aux Etats-Unis les dégâts sont très importants", vous préconisez à nouveau la recherche des hydrocarbures dits de schiste dans notre pays, et ce malgré la loi qui interdit l'usage de la fracturation hydraulique. Vous voulez donc que l'on y "réfléchisse ensemble de manière raisonnable". Mais qu'est-ce qui est "raisonnable" pour vous ?
Est-ce raisonnable de vouloir extraire des hydrocarbures en utilisant des techniques dont on sait pertinemment qu'elles impactent inévitablement et irrémédiablement le sous-sol, l'eau, le sol et l'air?
Est-ce raisonnable d'extraire ces hydrocarbures "de la fin des haricots", alors qu'ils impactent très négativement le climat ?
Est-ce raisonnable de faire passer les intérêts des industriels avant ceux des populations qui y perdront leur santé, leur tranquillité, leurs moyens de subsistance, voire leurs droits et libertés élémentaires?
Est-ce raisonnable de faire la sourde oreille à toutes les études médicales, géologiques, hydrologiques, toxicologiques, radiologiques, et même économiques qui montrent qu'à court, voire à moyen terme, les forages utilisant la fracturation hydraulique (ou autres) pour extraire ces hydrocarbures non-conventionnels sont une catastrophe ?

Heptafluoropropane, nouvelle trouvaille pour faire accepter l'exploitation des hydrocarbures de schiste en France. Une synthèse "à chaud".

Date de publication: 
Samedi, 1 Février, 2014
Par: 
Isabelle L., Collectif du pays fertois

Pour répondre à Bataille et Lenoir, Maud Fontenoy et Arnaud Montebourg, concernant la fracturation au propane non inflammable (heptafluoropropane), voici une (petite) synthèse (provisoire)

1. la fracturation à l'heptafluoropropane est une fracturation.
Ce qui est dangereux, dans la fracturation, c'est qu'elle met en relation les hydrocarbures du sous-sol avec les nappes phréatiques et l'atmosphère.
En effet, au delà du danger représenté par la présence de produits chimiques dans l'eau (dans le cas de la fracturation à l'eau) il existe un danger à beaucoup plus long terme : la mise en communication des matières contenues dans le sous-sol avec l'eau et l'air.
En effet, lorsqu'on fracture la roche-mère on n'extrait qu'une quantité infime des hydrocarbures contenus dans les argiles imperméables.
On n'extrait que 5% du "pétrole de schiste". Le reste, soit 95%, va rester coincé dans les argiles mais s'écoulera petit à petit, à la vitesse géologique, et rejoindra les failles naturelles du sous-sol ou bien passera par le conduit créé par le forage. Aucun ciment ne pouvant résister à des durées géologiques, le chemisage du puits subira une corrosion un jour ou l'autre. Par ailleurs ce chemisage est déjà loin d'être complètement étanche.
Ces failles (plus ou moins) naturelles permettront aux BTEX, contenus dans les hydrocarbures qu'on n'exploite pas, de remonter dans les nappes. Cette remontée n'est pas immédiate, c'est sûr. Elle peut même être très lente. Mais elle aura lieu, c'est sûr aussi !