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Energies renouvelables Transition énergétique

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Le 8 et le 9 septembre 2 012 a eu lieu à Ginestas non loin de Narbonne la coordination nationale des collectifs anti gaz de schistes. Quelques jours plus tard, le 22, à St Chrystol lès Alès eut lieu une manifestation de 3500 personnes rassemblant des opposants du sud de la France aux gaz de schistes. Les discussions dans les deux cas sont allées bon train. Et fréquemment dans ce cas on en arrive aux 'énergies renouvelables' et à la 'transition énergétique' comme la solution aux problèmes épineux qui sont posés ; par les gaz de schistes notamment.

On entend beaucoup parler de cette ...solution. Mais une solution à quoi ? Nous pouvons voir d'un bon œil l'utilisation des énergies qui, en étant renouvelables - en principe ! - 'nous' préservent de l'épuisement des énergies fossiles. 

L’énergie pour quoi et pour qui? Entretien avec le MAB (Mouvement des Affectés par les Barrages, Brésil)

MABMABLe Brésil a le troisième plus haut potentiel de production d’énergie hydraulique au monde (10% du potentiel mondial) [1]. 30,9%  « seulement » de ce potentiel est exploité actuellement. La construction de plus de 400 barrages hydroélectriques existants (dont 156 grands) a déjà expulsé plus d’un million de personnes de leurs terres et de leurs maisons. Il est prévu de construire 90 nouvelles centrales hydroélectriques d’ici 2016, pour une capacité de production de 36 834 MW . Le Plan National de l’Energie prévoit une production d’hydroélectricité de 94 700 MW à l’horizon de 2030. Le Mouvement des Affectés par les Barrages (MAB), défend les droits des familles expulsées ou menacées, tout en posant la question du modèle de société. Nous avons rencontré Daiane et Rogério Hohn, responsables de la coordination du MAB de l’Etat du Pará, et Moises da Costa Ribeiro, responsable du MAB à Altamira, à Marabá (Pará), en juillet 2010. 

La certification des élevages de crevettes met en péril les mangroves

La certification est devenue un outil pervers dans les mains des grandes entreprises : elles l’utilisent comme un « label vert » pour imposer des systèmes de production intrinsèquement nuisibles, qui deviennent une menace pour des écosystèmes de grande valeur. C’est ce qui arrive à présent aux mangroves, des écosystèmes à forte diversité biologique.

Plusieurs ONG qui travaillent avec les populations locales des pays producteurs de crevettes et avec les consommateurs des pays importateurs de crevettes ont sonné l’alarme au sujet du dénommé WWF-ShAD (Dialogue sur l’aquaculture de la crevette, d’après l’anglais), dont les critères et le processus lui-même seraient criblés de défauts.

Ayant participé à un de ces « dialogues », ces ONG ont pu vérifier par elles-mêmes que le panorama est encore pire : le produit final prédéterminé – les critères pour la certification des crevettes d’élevage – sera obtenu en se passant de toute participation équitable des parties prenantes ou des usagers des ressources. En revanche, la plupart des présents à ces « dialogues » sont des représentants de l’industrie crevettière et des usagers des ressources locales. Depuis que le processus a démarré il y a trois ans, la grande majorité de ceux qui sont touchés par l’élevage de crevettes brillait par son absence. Ce manque de contribution de la population locale au « dialogue » rend fortement discutable l’intention de certifier cette activité, et contredit surtout les déclarations du WWF, qui dit que les critères en question répondent aux vœux des communautés locales.

Brèves

Selon l'AIE, + 3,6 degrés d'ici à la fin du siècle

Selon l'AIE, la température sur terre pourrait grimper de 3,6 degrés d'ici à la fin du siècle
Extrait Du MONDE ECONOMIE | 12.11.2014 à 01h01 • Mis à jour le 13.11.2014 à 13h17 | Par Denis Cosnard

    Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle dans le grand rapport
    prospectif, publié, mercredi 12 novembre, par l'Agence
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Documents

Être comme eux ? Perspectives critiques latino-américaines sur le développement

Auteur: 
Sous la direction de Nicolas Pinet - Parangon/Vs - DIAL
Date de publication: 
Jeudi, 28 Mars, 2013

DIAL - www.alterinfos.org

L’idée de « développement » semble désormais, pour beaucoup, aller de soi. Si débat il y a, c’est en général à l’intérieur de ce cadre de pensée, sur les modalités des transformations à effectuer ou sur la terminologie utilisée : l’expression « pays sous-développés », jugée trop négative, a été remplacée par l’euphémisme « pays en voie de développement » qui met en avant les potentialités prometteuses des aspirants… La hiérarchisation sous-jacente, rendue ainsi moins explicite, ne fait pas elle-même l’objet d’un questionnement, ni d’ailleurs les critères qui y président, définis par ceux-là qui se sont adjugé la première place.

Les textes réunis dans cet ouvrage font, à l’inverse, porter le débat sur la notion même de « développement ». Ils en rappellent les conditions de naissance, au mitan du siècle, et décryptent les stratégies politiques dont elle devait être l’instrument. Ils décrivent les effets dévastateurs de l’imposition du « modèle occidental » au nom d’un soi-disant progrès et de programmes d’aide au développement. Ils font entendre des voix revendiquant le droit, et le bonheur aussi, de ne pas être comme « eux » – c’est-à-dire comme nous. Ils donnent à voir enfin comment, par-delà les relations heurtées avec une culture « occidentale » envahissante, d’autres modes de vie perdurent et se réinventent sous des formes dont nous avons sans doute beaucoup à apprendre.

Arturo Escobar, Majid Rahnema, Ivan Illich, Gustavo Esteva, Javier Medina, Dominique Temple, Benjamín Maldonado, Louisa Reynolds, Leonardo Boff, Denis Merklen, Raúl Zibechi et Victór Bretón.

Sommaire :

Avant-propos

Première partie - Approches critiques du « développement »
L’invention du développement, Arturo Escobar
« Quand la misère chasse la pauvreté » : entretien avec Majid Rahnema
« Venez pour regarder [...]. Venez pour étudier. Mais, par pitié, ne venez pas pour aider » : discours d’Ivan Illich prononcé à la Conférence sur les projets étudiants interaméricains, le 20 avril 1968