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Chili: Non à Pascua Lama - L'eau vaut plus que l'or

Nous sommes des petites gens. Avant d’être des citoyens ou une société civile, ou des écologistes, ou bien tout cela que selon beaucoup, nous sommes aussi, nous sommes des petites gens qui veulent davantage ressembler à nos grands-parents qu’aux personnages de la télévision.

Nous sommes des gens simples qui savent lire la nature, qui savent gratter la terre pour en tirer les fruits, mais qui ne sont pas disposés à violer ou à vendre leur mère pour avoir plus d’argent.

« Plutôt que décroissance, il faut penser bien-être et démocratie »

Rapports Nord/Sud, modèles de production, Grenelle : l'agronome Marc Dufumier revient sur les défis du monde paysan.

Marc Dufumier n'a jamais la langue dans sa poche. Ni pour ses étudiants d'AgroParisTech, où il occupe la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole, ni pour les politiques qu'il a abordé au moment du Grenelle de l'environnement.

Agronome bio, passé par le privé avant d'enseigner, il milite pour un « virage à 90 degrés » du monde agricole, tout en se méfiant de la décroissance. Entretien.

 

En Australie, des Aborigènes en ont assez des mines d'uranium

Le géant australien BHP Billiton doit ouvrir une nouvelle mine d’uranium en Australie occidentale l’année prochaine. Faisant souvent les frais de l’exploitation du minerai, une partie des communautés aborigènes s’y oppose.

« Décroissance », le mot qui met les écolos en ébullition

(De Nantes) « Le terme de décroissance a au moins un mérite aujourd'hui, c'est qu'il remplit les salles », se réjouit Paul Ariès, politologue, à la tête du mouvement des « objecteurs de croissance ». Invité à débattre aux Journées d'été Verts-Europe Ecologie, à Nantes, il est vainqueur à égalité à l'applaudimètre avec... Corinne Lepage, l'ancienne ministre de l'Environnement de Jacques Chirac, récemment démissionnaire du MoDem.

C'est son camarade Yves Cochet, « écolo de souche » et vieux théoricien de la fin de la croissance qui l'a invité, au grand dam de Dany Cohn-Bendit, déjà exaspéré lors du premier jour de ces rencontres par l'incantation « anticapitaliste » de Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts. Dany avait boudé et filé à la plage, puis au théâtre.

Dans l'amphi bondé de près d'un millier de sympathisants venus de toutes les familles de l'écologie politique, chacun semble d'accord sur le constat que « la décroissance est une réalité qui s'impose », mais entre l'avocate centriste et l'apôtre de la décroissance, il y a un monde.

Une idée simple… et révolutionnaire

Dates et lieu de l'évenement
Lieu: 
PARIS – Centre culturel La Clef, 21 rue de la Clef 75005 Paris (angle rue Daubenton) M° Censier-Daubenton
Date(s) de l'événement: 
Ma, 01/06/2010 - 19:00

France Amérique Latine - 75 vous invite à une soirée sur un projet équatorien innovant : le projet ITT

Un documentaire de Laetitia Moreau (What's Up Film)

En 2007, l’Equateur, dont les ressources économiques dépendent du pétrole, annonce qu’il est prêt à renoncer à l’exploitation de ses gisements les plus importants : ceux du Yasuni, un parc qui abrite une richesse et une biodiversité exceptionnelle, classé par l’UNESCO réserve mondiale de la biosphère.

En contrepartie, Rafael Correa, président de ce petit pays, demande une compensation financière au titre de sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Il propose un marché où Nord et Sud seraient gagnants : faire un premier pas dans l’ère post-pétrole et donner les moyens à ce pays pauvre de préserver son capital naturel et de mettre en place un modèle de développement durable.

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Une proposition révolutionnaire de l’Équateur : l’Initiative Yasuní ITT

Parc YasuniParc YasuniComment engager de véritables politiques de lutte contre le réchauffement climatique ?

L'échec du sommet de Copenhague, en décembre 2009, a montré les difficultés des États à se remettre en question quant à leur modèle de développement et à présenter de véritables politiques de lutte contre le réchauffement climatique en accord avec les autres pays du monde. Face à cette incapacité à aller au-delà des intérêts nationaux et commerciaux, un petit pays, l'Équateur, propose au monde une idée simple mais révolutionnaire  : l'Initiative Yasuní ITT.

Le projet ITT (sigle venant du nom des trois forages d'exploration se trouvant dans la zone  : Ishpingo-Tambococha-Tiputini) consiste à laisser sous terre quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le parc Yasuní, une réserve naturelle contenant une des plus importantes biodiversités au monde. L'exploitation de ce pétrole lourd pourrait rapporter à l'État entre 5 et 6 milliards de dollars (avec un prix de 70 dollars le baril). Mais en échange, l'Équateur, en partant du principe de coresponsabilité pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution de 50 % au minimum de la manne financière dont il pourrait disposer s'il exploitait ce pétrole. La biodiversité en Amazonie doit être considérée comme un bien commun mondial car c'est la plus grande source d'oxygène au monde.