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Contamination minière : la communauté de Caimanes au Chili continue d’être mise en danger et de voir nier son droit à une eau de qualité

 


Bien que la communauté soit sortie victorieuse en mars dernier d’un procès engagé par la compagnie minière contre le dirigeant du Comité de Défense et les avocats de la communauté, la situation locale a empiré. Depuis février 2013, le puits d’eau potable alimentant la communauté est devenue insuffisant et seul l’acheminement d’eau potable par des camions permet de subvenir aux besoins de la consommation des habitants : 60.000 litres d’eau sont livrés quotidiennement à la communauté de 1600 habitants, tandis qu’un autre camion fournit de l’eau aux quelques éleveurs et agriculteurs qui tentent de résister et se refusent à cesser leurs activités. L’installation illégale de centaines de travailleurs sous-traitants a accentué plus encore la pression sur l’eau et les tensions sociales. L’entreprise refuse toujours de dialoguer avec l’assemblée de la communauté malgré les demandes des habitants. Elle continue de nier en bloc toute incidence de ses activités sur la quantité et sur la qualité de l’eau.

Le droit à l’eau dans les communautés touchées par les activités minières au Pérou

Date de publication: 
Vendredi, 7 Décembre, 2012
Par: 
Marco Arana

Foro Internacional del Agua

Cajamarca 6 y 7 de Diciembre 2012
 
Par Marco Arana Zegarra[1] 
  

La Nouvelle Loi Générale des Mines promulguée par Fujimori en 1992 avait comme but de promouvoir et de stimuler le développement de l’activité minière au Pérou et son efficacité a été telle que pour la période 2007-2011 les exportations du secteur primaire sont venues à représenter, en moyenne, 70% de toutes les exportations, transformant rapidement le Pérou en le principal producteur d’or de l’Amérique Latine. Cependant, l’industrie minière est aussi la principale source de conflits socio-environnementaux, principalement hydriques, dans le pays.

L’EXPANSION DE L’INDUSTRIE MINIÈRE AU PÉROU:

« Eau et Extractivisme » au FAME 2012 [FAL MAG]

Date de publication: 
Dimanche, 6 Mai, 2012
Par: 
Anna Bednik

 «Nous qui appartenons aux différentes luttes contre l’extractivisme […], originaires de nombreux pays du Sud et du Nord, nous nous reconnaissons comme faisant tous partie du même combat […] », [1] - ont déclaré, après deux jours d’ateliers et débats, les participants aux activités de l’axe thématique « Eau et Extractivisme » du FAME 2012. Argentins, Brésiliens, Chiliens, Colombiens, Equatoriens, Guatémaltèques, Mexicains, Péruviens, Pakistanais,… Allemands, Bulgares, Etats-uniens, Irlandais, Polonais, Turcs, Français…, - nous avons été nombreux à nous rassembler autour de ce thème.

Luttes contre l’extractivisme ? Le FAME 2012, avec un axe thématique dédié (6 ateliers et tables rondes) leur a fait la part belle, en assumant de désigner l’extractivisme comme tel, y compris ici en France, où cet emprunt au vocabulaire d’outre-Atlantique faisait surtout référence jusque-là à des combats et débats d’ailleurs. Dans les milieux universitaires et militants d’Amérique hispanophone [2], le terme «extractivisme », amplement utilisé, ne s’arrête généralement plus aux industries extractives au sens strict (mines et hydrocarbures). Il se rapporte, par extension et de façon beaucoup plus large, à l’accélération de toutes les activités d’exploitation des « ressources naturelles » à échelle industrielle (comprenant l’agro-industrie et jusqu’à la conception d’infrastructures facilitant les activités d’extraction). 

Comme de nombreux mots en «isme » - qui évoquent un courant de pensée, un paradigme, voire une idéologie -, « l’extractivisme » se réfère aussi à plusieurs niveaux de réalité qui font système. Il désigne la place centrale de l’extraction des «ressources naturelles » pour les économies exportatrices de matières premières.

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Brèves

Extractivisme au Sahara Occidental

Le Sahara a été annexé illégalement par le Maroc. Le Maroc extrait du phosphate et commence des forages pétroliers offshore et onshore au Sahara Occidental en "partenariat" avec des entreprises privées occidentales. L'extraction de phosphate et de schiste bitumineux utilise et pollue beaucoup d'eau alors que l'eau est rare au Sahara Occidental. Voir le site de l'ONG Western Sahara Resource Watch: http://wsrw.org/

Le Texas a soifŠ mais d'eau, plus de pétrole

Par Cécile Fandos, Austin -
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/25102992

Le boom pétrolier de Barnhart, un village de l’Ouest du Texas, est tel qu’il a fait les gros titres de la presse nationale. Mais les habitants préfèreraient avoir de l’eau au robinet. Or, depuis mardi, ce n’est plus le cas.