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Industrie minière

Brèves

Ariège : des riverains de Couflens s'opposent à l'exploitation de la mine de Salau

L'association Couflens-Salau demain dénonce la nouvelle exploitation de la mine de Salau, dans la vallée du Haut-Salat, en Ariège. Cette mine de tungstène a fermé en 1986, suite à la mise en place du marché du tungstène chinois. Une société a déposé une demande de permis exclusif de recherches. Lire la suite »

Mobilisation contre le permis de recherche de la mine de Salau: «on refuse de se laisser à nouveau empoisonner !»

Telle une trainée de poudre l’information se répand depuis plusieurs semaines dans la vallée de Couflens reprise en cœur par l’association «Couflens-Salau Demain» qui entend mobiliser la population contre ce projet.
De quoi s’agit-il ?
De la potentielle réouverture de la mine de tungstène de Couflens-Salau, un gisement créé en 1971 et qui disparut en 1986 du fait de l’effondrement des cours et du terrible dumping sur les prix que pratiquaient alors les concurrents chinois.
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Dépot de 5500 signatures en Bretagne contre les projets miniers

1654 signatures sur la pétition papier, 292 sur la lettre modèle de Douar didoull, 3500 sur la pétition internet, près de 5500 personnes, sans compter celles qui ont écrit directement au ministère, ont dit NON aux projets miniers de Variscan sur les zones de Loc-Envel et de Silfiac.
Douar didoull les a postées le 8 juin.

Documents

Lorsque « résister » devient « créer » : l’expérience d’un mouvement socio-environnemental equatorien

Anna BEDNIK, dans Résistances, revue Pandora, nº8, Paris VIII, 2008

Au Pérou et au Guatemala, les votations citoyennes cherchent à freiner l’installation des entreprises minières. Les  indigènes de  l’Amazonie équatorienne poursuivent en  justice Chevron-Texaco pour  les dégâts occasionnés par ses activités d’exploitation pétrolière. Au Chili, les mapuches luttent contre les entreprises  forestières.  En Honduras,  les  pêcheurs  tentent  de  contenir  le  développement  d’élevages industriels de crevettes dans les mangroves. Ce ne sont que quelques exemples des nombreux fronts de résistance populaire contre l’exploitation industrielle des ressources naturelles.

 En ce sens, les résistances qu’opposent à ces industries les populations à grande majorité rurales et paysannes  peuvent  être  vues  comme  le  résultat  d’une  conjonction  de  volontés  visant  à  protéger  un certain équilibre de vie. Cette opposition se nourrit aussi du sentiment d’injustice face au peu de place laissé à  l’expression des volontés des populations  locales à  l’intérieur des processus décisionnels qui sont amenés à régir leur devenir. De là, certains mouvements socio-environnementaux franchissent le pas  entre  revendiquer  leur droit  à  l’autodétermination  et  l’exercer pleinement.  Ils  transforment  alors leur  résistance  en  une  force  créatrice,  génératrice  de  propositions  nouvelles,  qui  vont  des  solutions locales  et  tangibles  de  production  ou  d’échange  à  des  formes  inventives  de  penser  le « développement »  et  de  concevoir  l’harmonie  entre  la  société  et  son  environnement  naturel.  Les multiples  réseaux  d’acteurs  locaux,  nationaux  et  internationaux  qui,  dans  bien  de  cas,  se  fédèrent autour de ces mouvements de  résistance, esquissent en même  temps des  formes d’interaction sociale dont  les  objectifs  et  les  modes  de  fonctionnement  défient  la  certitude  de  l’inéluctabilité  de  la mondialisation néolibérale. 

L’histoire  de  la  résistance  au  projet  d’exploitation  de  cuivre  en  Intag,  dans  le  nord-ouest  de l’Equateur,  illustre  la possibilité de cette  transformation  et  « ouvre une  fenêtre d’espoir » pour  tous ceux qui, en Amérique  latine ou ailleurs,  refusent  la destruction des  ressources naturelles au nom du développement économique.