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Festival No Mines Land en Creuse

Journée mondiale contre la méga-industrie minière: la Creuse accueille un festival mêlant débats et animations festives “pour refuser la relance de l’activité minière dans le département”.

La commune de Lussat, dans la Creuse, a accueilli samedi 26 juillet, au lieu dit La Nouzière, son festival international No Mines Land (Aucune terre de mines) contre l’exploitation minière. Mis en place dans le cadre de la journée internationale contre la méga-industrie minière “en opposition à tous les permis miniers qui menacent ça et là la santé et la vie des populations”, ce festival mêlait militantisme et animations festives. Lieu choisi par les organisateurs du Collectif de vigilance sur les projets miniers creusois: le site d’un nouveau permis accordé pour l’exploration de l’or et autres métaux (permis de Villeranges, à Lussat).

Autour des stands d’associations et de conférences/débats menées sur le thème “Le renouveau de l’exploitation minière – quelles actions menées ?”, ont pu être organisées balades botaniques, promenades en calèche, théâtre de rue, marché artisanal et bio, apéro concert, “bal trad’” et concert rock et reggae...  Plus de 500 personnes ont répondu présentes.

La Louve, le supermarché coopératif du 18ème: le bio pour les bobos, les restes pour les prolos ?

Date de publication: 
Lundi, 26 Janvier, 2015
Par: 
Reçu par email

Avant-proposLe collectif Aldeah a reçu ce texte par courrier électronique. Certains le trouveront probablement incomplet, mais il pose néanmoins des questions légitimes qui nous paraissent valoir la peine d'être débattues. Si vous souhaitez y répondre, merci de nous contacter : http://www.aldeah.org/fr/contact

 

Habitant du 18ème arrondissement, j'ai appris qu'un supermarché se revendiquant coopératif appelé La Louve est en train de voir le jour dans le quartier.

Si de prime abord La Louve encourage l'autogestion ainsi que les préoccupations socio-environnementales, une brève analyse de son modèle d'inspiration et soutien, le Park Slope Food Coop (PSFC) à New York, suffit à déceler sa patte néolibérale. D'abord, l'envergure du PSFC (1000 m2, 16 000 membres) interroge sur sa «gouvernance», articulée autour d'un CA élu pour 3 ans par les membres. Mais «[l]es new­yorkais, tout comme les Parisiens, sont très occupés» et les électeurs tournent, de l'aveu même des promoteurs, «autour de 100 (soit 0.6% des membres)»: une minorité décide donc pour une majorité.

Quant aux objectifs du PSFC, ils ont à première vue de quoi séduire: «soutenir les meilleurs produits et les meilleures pratiques en ce qui concerne la santé, la sécurité et la conservation des humains, des animaux et de la biosphère en général», tout en restant accessible à des personnes «d’origines très différentes, ayant des nécessités et des situations financières très variables».
 
Toutefois, afin d'atteindre cette mixité sociale et d'«offrir à ses membres une gamme de produit ‘complète’», le PSFC concilie l'inconciliable: dans ce supermarché, les «produits bios et locaux sont préférés» mais «on a souvent le choix entre un produit bio et un produit conventionnel», y compris des OGM, sauf «si un équivalent non­OGM peut se trouver au même prix». Autrement dit: du bio pour les bobos, les restes pour les prolos ?

Si La Louve est une version du PSFC adaptée au contexte français, elle conserve la même philosophie pragmatique néolibérale qui légitime la vente de produits issus de la filière agro-industrielle «conventionnelle» par la noble volonté de «rendre la coopérative accessible à tous».

Je souhaite donc interpeller les habitants du 18ème, pour que La Louve ne fasse aucun compromis sur la santé des plus pauvres en acceptant de leur vendre des produits non­bio. En parallèle, une réflexion doit être menée quant au devenir des AMAP, dont je suis membre. Véritables solutions accessibles à tous, elles sont aujourd'hui fragilisées et risquent d'être ingérées par des gloutons, comme La Louve ou «La ruche qui dit oui», qui singent leurs principes mais en retirent l'essence militante. N'y a­t­il pas en effet un risque que les paysans en AMAP se laissent séduire par ces prédateurs, qui pourraient bien leur paraître plus attrayants car économiquement plus sécurisants ?



Un agneau sans berger


Pour en savoir plus :

Tribune libre. Kenneth White pour « un bastion de la résistance »

L'écrivain, Kenneth White, qui partage le combat du Peuple des Dunes contre l’extraction de sable en baie de Lannion, a pris la plume à la veille de la manifestation de samedi.http://www.letregor.fr/2015/01/22/tribune-libre-kenneth-white-pour-%C2%AB-un-bastion-de-la-resistance-%C2%BB/
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Au moment où l’État prépare, en grande pompe, une rencontre mondiale sur l’écologie à Paris, son ministère de l’économie et de l’industrie mijote un plan qui aurait pour conséquence la destruction de toute une côte française : le projet de pomper huit millions de mètres cubes de sable dans la baie de Lannion, Côtes d’Armor.
Ce projet est absurde. Il est pire que cela, il est ubuesque. Et il n’est pas le seul de son espèce. Au nom de la Croissance, tout le territoire français est menacé. Mais ce projet-ci est particulièrement flagrant et parlant.
Rappelons les faits, car dans le déluge des informations, tout s’oublie vite, y compris l’essentiel (certaines stratégies politiques comptent là-dessus).
En 2010 est présentée à la préfecture du Finistère (Direction de l’Animation des politiques publiques) une demande de concession minière et d’ouverture de travaux d’exploitation par la SEA, une filiale du groupe Souillier spécialisé dans « les ressources de la nature » : extraire 400.000 m3 de sable coquillier sur une dune de 4 km2, située à 6 kilomètres au large de Trébeurden, entre deux zones protégées par la convention Natura 2000, celle de la baie de Morlaix, celle de la Côte de granit rose et l’archipel des Sept-Îles, une des plus belles réserves d’oiseaux marins migrateurs de la France et de l’Europe.
Pour quiconque connaît la Convention européenne du paysage, le Livre bleu de la mer et des océans et la Charte des espaces côtiers, un tel projet dément et meurtrier (deux « dragues aspirateurs » fouillant les entrailles de la baie), était très évidemment irrecevable.
Lors de l’enquête publique, l’avis de la population, ainsi que celui de tous les responsables politiques locaux, était massivement défavorable. Mais « vu que » l’extraction des « matériaux et produits issus de la mer » est une « activité légitime » qui, « selon la stratégie nationale doit être développée », le Commissaire-enquêteur de la république, écartant toute la question fondamentale, du combien, du comment et des conséquences, donne un avis favorable. Accompagnant, bien sûr, sa décision d’une bonne dose de langue de bois concernant la création d’un « comité de pilotage » pour assurer le « respect de l’environnement » et une « recommandation » au Comité départemental d’information de faire tout pour « rassurer les populations ».


22/01/2015 à 10:21 par npipelier

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Événement Camp Lorraine à Volmerange-lès-Boulay

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Lancement de consultation publique sur la demande de Permis Kanbo

Une consultation du public est ouverte, du 30 janvier au 17 février 2017, sur la demande de permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Kanbo », déposée par la société Sudmine SAS. Le permis d’exploration sollicité a pour objet les substances de mines suivantes : or et substances connexes. Le périmètre sollicité couvre environ 126 km² sur tout ou partie des communes d’Ainhoa, Cambo-Les-Bains, Espelette, Halsou, Itxassou, Jatxou, Larressore, Saint-Pée-Sur-Nivelle, Sare, Souraïde et Ustaritz, dans le département des Pyrénées-Atlantiques. L’engagement financier annoncé par le demandeur s’élève à 210 000 euros sur trois ans.

L'Assemblée vote l'interdiction d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels... un simple effet d'annonce?

Paris - L'Assemblée nationale a entériné mercredi l'interdiction des gaz de schiste, en achevant l'examen en première lecture du projet de réforme du code minier, mais des députés y ont vu un simple "effet d'annonce" en raison du calendrier parlementaire. Avant d'adopter l'ensemble de la proposition de loi socialiste, les députés ont voté l'article qui interdit d'explorer et d'exploiter les hydrocarbures non conventionnels, c'est à dire les huiles et gaz de schiste.

Attribution du PER-M de Couflens (Salau)

Un permis exclusif de recherches de mines de tungstène a été accordé à la société Variscan Mines sur  la  commune  de  Couflens  en  Ariège  pour  une  durée  de  5  ans.

Lire le communiqué du ministère annonçant l'attribution de ce permis  : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/21593.pdf

Etrangement, l'annonce n'a été mise sur le site www.mineralinfo.fr que 4 mois plus tard (nous l'avons signalé) : http://www.mineralinfo.fr/actualites/attribution-dun-permis-exclusif-rec...

 

Le « Permis Bonneval » est attribué (Haute-Vienne et Dordogne)

Attribution d’un permis exclusif de recherches de mines dit « Permis Bonneval » à la société Cordier Mines, dans les départements de la Haute-Vienne et de la Dordogne

Documents

Total récupère le permis de Montélimar

Date de publication: 
Lundi, 1 Février, 2016
Par: 
Collectifs

Nous prenons acte de la décision du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise de ce jeudi 28 janvier d’accepter le recours de Total, annulant ainsi l’abrogation du permis de Montélimar.

Cette décision n’est pas une surprise pour nous.

Elle est la conséquence du manque de courage politique des gouvernements qui se sontsuccédé depuis 5 ans.

Aujourd’hui, pour que ce scénario ne se reproduise plus, nous demandons au gouvernement de légiférer pour interdire définitivement toute exploration et exploitation de gaz et pétrole de roche mère et autres hydrocarbures non conventionnels.

Nous lui demandons :

- de rejeter les 133 demandes de permis de recherche actuellement à l'étude.

- de refuser la trentaine de demandes de renouvellement de permis de recherche.

- d’abroger les permis en cours.