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Gaz de schiste : L’étude québécoise qui éclate la bulle

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
Pierre Magnetto
Date de publication: 
Jeudi, 24 Février, 2011

Un impact climatique élevé, une forte hausse des émissions de GES, un rendement énergétique très faible, une quantité démesurée d’eaux usées à épurer, des risques pour la santé publique, un impact négatif sur les budgets publics, trois chercheurs québécois viennent de publier une étude dénonçant l’absence de justification du choix énergétique du gaz de schiste. « Ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique ». C’est ce qu’explique le préambule d’une note publiée le 17 février à Montréal, au Québec, au sujet de l’exploitation du gaz de schiste par trois chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Cette structure indépendante et pluridisciplinaire a pour principale mission de produire des recherches sur les grands enjeux socio-économiques et de proposer ses services aux organisations communautaires, écologistes et syndicales du Québec. Cette note, a été réalisée par Laura Handal (qui s’est occupée de la partie liée au GES et à l’indépendance énergétique), Bertrand Schepper (pour l’impact économique et la fiscalité) et Patrick Hébert (pour les enjeux liés à l’eau). Des conclusions tirées certes à partir du contexte québécois, mais qui sont sans doute à méditer en Europe et en France où les campagnes d’exploration ne font que commencer et où la course que se livrent les compagnies.pétrolière n’est pas sans rappeler la bulle Internet de la fin des années 90.  Lire la suite sur developpementdurablelejournal.com




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Dans le nord du Texas le gisement de Barnett Shale a éveillé une nouvelle ruée vers l’or gris. Chaque mois des milliards de m3 de gaz sont extraits des couches profondes de roches de schiste sous la ville de Fort Worth. Des torrents de gaz drainés par des milliers de camions. Une activité qui, ajoutée aux rejets des raffineries, pollue plus que le tout le trafic automobile de cette ville de 725 000 habitants selon un rapport réalisé par le professeur Al Armendariz en janvier 2009, nouvel administrateur de l’EPA (Agence de protection de l’environnement américaine). Ce précieux gaz, certains des habitants de Fort Worth l’ont retrouvé jusqu’à la sortie de leur robinet. Leur eau même contient des traces de produits chimiques injectés dans les puits, selon des analyses indépendantes menées par le documentariste américain Josh Fox. Nouvel arrivant dans cet Eldorado énergétique, Total a acquis début 2010, 25 % du plus gros exploitant de la Barnett Shale, Chesapeake, pour un montant de 600 millions d’euros et prévoit d’investir 1 milliard supplémentaire pour de nouveaux puits. Sans compter les engagements financiers que le groupe pétrolier prévoit en France.

Ile de France : NON AUX GAZ ET PETROLE DE SCHISTE

Dans un contexte d’épuisement des ressources fossiles et de croissance continue de la demande d’énergie, l’exploitation des gaz et pétroles de schiste nous est présentée comme garante d’une nouvelle indépendance énergétique. Or, les exploitations actuellement en cours aux Etats-Unis et au Canada démontrent que cette nouvelle « manne » énergétique est extrêmement et durablement polluante : l’air, les sous-sols et les cours d’eau sont contaminés ; les habitants, qui souffrent de graves problèmes de santé, doivent se faire livrer des citernes d’eau potable. A noter que l’exploration comme l’exploitation font appel au même procédé de fracturation hydraulique qui utilise de grandes quantités d’eau et de produits chimiques toxiques.

En France (Sud-Est, Centre-Sud, Sud-Ouest, Ile de France, Nord-Est …), les permis d’exploration - qui donneront lieu à l’exploitation utilisant les mêmes techniques qu’aux Etats-Unis et présentant les mêmes dangers - ont été délivrés dès mars 2010, dans la plus grande discrétion et sans concertation, ni avec les élu(e)s, ni avec des experts indépendants, ni avec les citoyens… Près de 10% du territoire français est d’ores et déjà concerné et l’Ile de France est une des régions en ligne de mire.

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