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« Grande Transition » : d’autres modèles économiques sont possibles (et nécessaires) !

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
Jean Gadrey
Date de publication: 
Mercredi, 28 Janvier, 2015

J’ai été invité à introduire une journée de séminaire très réussie sur les questions d’emploi et de travail dans la transition écologique, avec beaucoup de monde et d’interventions, hier 27 janvier. Le programme est ici. J’ai choisi de traiter une question controversée mais cruciale pour estimer les créations d’emplois dans cette transition : quels modèles économiques (ou socio-écolo-économistes) utiliser, et pourquoi les modèles macro-économiques existants me posent des problèmes ? Voici des extraits de mon support d’intervention.

On trouve dans tous ces modèles des hypothèses de croissance et de gains de productivité perpétuels d’ici 2030 ou 2050, voire 2200 dans le rapport Stern de 2006. Ce qui a changé par rapport aux scénarios plus anciens, c’est que ces hypothèses ont été revues à la baisse (le graphique ci-dessous aide à comprendre pourquoi !), mais la démarche est la même.

Dans le modèle souvent cité de l’ADEME et de l’OFCE, il est ainsi prévu une croissance annuelle moyenne de 1,8 % d’ici 2050 dans le scénario « business as usual », et un peu plus dans le scénario vert souhaité, qui est plus expansionniste et de ce fait plus riche en emplois. C’est donc un modèle de croissance retrouvée mais verte. Dans le rapport Stern de 2006, c’était 1,4 % par an dans le monde pendant… deux siècles. Dans l’étude de Philippe Quirion menée en relation avec négaWatt les gains de productivité sont estimés au niveau très modeste de 0,75% en moyenne par an jusqu’en 2030.

Or, d’une part, pour de multiples raisons, je ne crois plus à l’éventualité du retour à une belle croissance fondée principalement comme dans le passé sur de beaux gains de productivité, et d’autre part et surtout je pense qu’il faut raisonner autrement, ce que font d’ailleurs la plupart des organisations militantes qui réfléchissent à ces questions. Raisonner autrement, ce serait selon moi :

1) mener des évaluations démocratiques des besoins humains à 10, 20 ou 30 ans, compatibles avec les limites des écosystèmes et des ressources naturelles, des besoins évalués selon les principales dimensions constitutives du bien vivre (alimentation, logement, mobilité, bien vivre lié à l’énergie, santé, etc.) ;Lire la suite sur le blog de Jean Gadrey

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