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STOP et NON AUX HYDROCARBURES DE SCHISTES ! (agglutination)

Du gaz de schiste aux énergies renouvelables... où se placent les ... - Le Club de Mediapart (Blog)

Google actu "Schiste" - ven, 24/03/2017 - 11:54

Le Club de Mediapart (Blog)

Du gaz de schiste aux énergies renouvelables... où se placent les ...
Le Club de Mediapart (Blog)
D'une façon ou d'une autre, les candidats à la Présidentielle disent inclure l'écologie dans leur programme. Concrètement, lesquels comptent mettre en place une vraie politique du renouvelable ? Lesquels se positionnent fermement vis-à-vis du gaz de ...

Ceta : le Conseil constitutionnel reporte de façon surprenante sa décision sur le traité de libre-échange

Gaz de Schistes Provence - ven, 24/03/2017 - 11:04
source: actu-environnement   23 mars 2017  |  Laurent Radisson

La décision du Conseil constitutionnel sur le traité de libre échange avec le Canada (Ceta) était attendue pour le 22 mars. Elle sera finalement rendue « au début de l’été« , les sages ayant décidé de « poursuivre l’instruction » du recours présenté il y a un mois par plus d’une centaine de députés.

Ces derniers ont attaqué le texte, dont l’entrée en vigueur provisoire est imminente, au motif principal qu’il menace les normes sociales et environnementales. La saisine des parlementaires repose sur quatre arguments dont celui d’une méconnaissance du principe de précaution. Si les sages déclaraient le traité incompatible avec la Constitution française, une révision de cette dernière serait nécessaire avant toute ratification de l’accord par le Parlement.

Pour la Fondation Nicolas Hulot, l’Institut Veblen et Foodwatch, ce report inhabituel confirme « le flou inquiétant sur la légalité de cet accord« . Les ONG demandent au Président de la République de convoquer un Conseil européen d’urgence pour « refuser l’entrée en vigueur provisoire du texte, qui pourrait intervenir dès le 1er avril, tant que les doutes sur la compatibilité du Ceta avec la Constitution et les traités européens subsistent« .


Le pétrole de schiste éclipse les intentions de L'OPEP - Zonebourse.com

Google actu "Schiste" - jeu, 23/03/2017 - 18:32

Zonebourse.com

Le pétrole de schiste éclipse les intentions de L'OPEP
Zonebourse.com
Longtemps bloqué sous les 57 USD le baril, le Brent a brusquement perdu du terrain sous la pression de l'offre qui s'intensifie avec la reprise des puits américains non conventionnels. Les cours viennent de reperdre toute l'avancée gagnée suite aux ...
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La Chine, première réserve mondiale de gaz de schiste - Franceinfo

Google actu "Schiste" - jeu, 23/03/2017 - 12:27

Franceinfo

La Chine, première réserve mondiale de gaz de schiste
Franceinfo
Si la Chine est aujourd'hui la première réserve mondiale de gaz de schiste, les champs restent encore difficiles à exploiter. Souvent, les puits se situent en montagne à des profondeurs de plus de 2 kilomètres. Une exception pourtant, le site de Fuling ...

et plus encore »

L'OPEP Encore Mise À Mal Par Les Producteurs De Pétrole de ... - Forbes France

Google actu "Schiste" - jeu, 23/03/2017 - 12:01

Forbes France

L'OPEP Encore Mise À Mal Par Les Producteurs De Pétrole de ...
Forbes France
L'émergence des producteurs américains de pétrole de schiste a bouleversé l'équilibre sur le marché de l'or noir ces dernières années. Les rivalités avec les pays exportateurs de pétrole (OPEP, Russie, etc.) se sont intensifiées, chacun cherchant à ...

L'OPEP Encore Mise À Mal Par Les Producteurs De Pétrole de ... - Forbes France

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Forbes France

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Forbes France
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Face à Trump, l’UE joue la carte du Japon

Gaz de Schistes Provence - mer, 22/03/2017 - 09:40

21/03/17 à 06:49 – Mise à jour à 14:33

Source: Afp

L’Union européenne mise sur le Japon, avec lequel elle espère finir de tracer en 2017 les grandes lignes d’un ambitieux accord commercial, pour réaffirmer son attachement au libre-échange face au repli protectionniste des Etats-Unis de Donald Trump.

Shinzo Abe et Jean-Claude Juncker © Reuters

« Cet accord est nécessaire car nous croyons à un commerce libre, équitable et fondé sur des règles », a insisté mardi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker au cours d’une rencontre à Bruxelles avec le Premier ministre nippon Shinzo Abe, en compagnie du président du Conseil européen Donald Tusk.

M. Juncker s’est dit « confiant » de voir cet accord conclu en 2017, promettant que « cette rencontre » avec M. Abe ne serait « pas la seule de l’année ».

Cet affichage en faveur d’un commerce « libre et équitable » contraste avec le protectionnisme de Donald Trump et de son gouvernement, hostiles au multilatéralisme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Dès son arrivée au pouvoir le 20 janvier, le président américain a notamment officialisé le retrait américain du Traité transPacifique (TPP) signé avec 11 pays de la région Asie-Pacifique, dont le Japon, la troisième puissance économique mondiale.

Tout récemment, des désaccords de fond ont éclaté pendant une réunion des grands argentiers du G20 en Allemagne, où les Etats-Unis ont notamment fait retirer du communiqué final une condamnation du « protectionnisme ».

« Dans le contexte politique actuel, et spécialement maintenant que les Etats-Unis se sont retirés du TPP, nous avons reçu l’assurance que cet accord (avec l’Union européenne) est une priorité pour le gouvernement japonais », a souligné une source européenne proche des discussions.

Shinzo Abe a pourtant ménagé son allié américain mardi, jugeant « important que le Japon et l’UE coopèrent aussi avec les Etats-Unis » pour défendre le libre-échange « face à des tendances protectionnistes troublantes ».

Négocié depuis quatre ans dans une quasi-indifférence, l’accord UE/Japon pourrait pourtant peser plus lourd encore que celui récemment conclu avec le Canada, le CETA, cible d’une virulente contestation politique et d’ONG.

Les échanges avec le Japon, sixième partenaire commercial de l’UE en 2016, représentent 3,6% du commerce extérieur européen, soit presque le double de ceux avec le Canada.

Selon une étude d’impact de la Commission, le PIB européen pourrait croître de 0,76% à long terme.

Le CETA, exemple ou repoussoir ?

Les négociations, pourtant bien avancées, butent encore sur l’agriculture : les Européens voient dans le Japon un marché particulièrement intéressant, très demandeur de produits de qualité, mais le secteur reste sensible aux yeux des Japonais, inquiets pour leur boeuf, leur porc et leurs produits laitiers.

Autre obstacle, le secteur automobile, que Tokyo aimerait voir aussi libéralisé que possible dans l’UE.

Les Européens ont prévenu que s’ils étaient prêts à ouvrir complètement leur marché, ce ne serait pas sans contreparties, l’automobile restant l’un de leurs principaux atouts.

« Comme souvent dans une négociation, les derniers problèmes sont les plus difficiles à résoudre », a noté M. Juncker.

Reste aussi, malgré le volonté affichée des deux parties, l’incertitude politique.

L’exemple du CETA, dont la signature par Bruxelles a été fortement ralentie par ses opposants, reste dans tous les esprits.

« Bien sûr que le CETA a inquiété les Japonais, mais ils ont vu ensuite comment les choses se sont terminées », tempère la source proche des négociations. « Ils ont plus confiance en nous que nous-mêmes ».

De l’aveu même des négociateurs, le cadre du futur traité est très proche de celui avec le Canada.

Il pourrait même inclure, si le Japon l’accepte, un tribunal permanent chargé d’arbitrer les éventuels litiges entre les multinationales et les Etats, un point qui avait été jugé très problématique par les détracteurs du CETA.

Contactées par l’AFP, la plupart des ONG opposées au traité avec le Canada restent pour l’instant muettes sur le Japon.

Seule l’organisation Friends of the Earth Europe a expliqué « avoir priorisé » ses actions sur le CETA ou le TTIP -l’accord de libre-échange de l’UE avec les Etats-Unis, actuellement « étudié » par Washington- à cause de « moyens limités ».

En savoir plus sur:


La Grande-Bretagne bientôt le seul pays européen à extraire du gaz ... - LeGazdeSchiste

Google actu "Schiste" - mer, 22/03/2017 - 09:04

LeGazdeSchiste

La Grande-Bretagne bientôt le seul pays européen à extraire du gaz ...
LeGazdeSchiste
Que cela soit David Cameron par le passé ou Theresa May depuis quelques mois, la Grande-Bretagne souhaite toujours et même plus que jamais devenir l'un des plus grands producteurs de gaz de schiste en Europe et au monde. Il faut dire qu'entre le ...

Le changement climatique est en route

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 21/03/2017 - 14:15
NOUVEAUX RECORDS CLIMATIQUES :
FAUDRA-T-IL ATTENDRE L'EFFONDREMENT POUR RÉAGIR ?

L'année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse du mercure atteint 1,1°C en moyenne, s'accompagnant de records en matière de concentration de C02 dans l'atmosphère, d'élévation du niveau des mers et de perte de surfaces de banquises. Les records et les anomalies s'empilent, mais c'est l'inertie et la passivité qui gagnent les décideurs politiques et économiques. Jusqu'à quand ?

Dans un monde soucieux de son avenir, les données publiées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM) ce mercredi 21 mars devraient replacer la lutte contre les dérèglements climatiques au coeur des priorités et du débat public. Compilant les résultats de plusieurs organismes de recherche, l'OMM confirme ce que tous les spécialistes redoutaient : l'année 2016 est bien l'année de tous les records. Des records qu'il ne faudrait pourtant plus chercher à battre tant ils transcrivent une profonde déstabilisation du systéme climatique mondial.

1. Température mondiale en hausse
La température moyenne de la planète a été supérieure de 1,1 °C à la moyenne de l'époque préindustrielle.

2. Hausse du CO2 dans l'atmosphère
La concentration de CO2 dans l'atmosphère ne cesse de s'accroître. Pour la première fois, la barre symbolique des 400 ppm en moyenne annuelle a été franchie.

3. Baisse de la surface des banquises
En novembre 2016, ce ne sont pas moins de 4 millions de km2 de banquises qui avaient disparu de la planète, une anomalie sans précédent.

4. Hausse du niveau des mers
Entre novembre 2014 et février 2016, le niveau des mers aurait augmenté de 1,5 centimètres en moyenne, soit une hausse équivalent à ce qui était observé, ces dernières années, chaque cins ans.

5. Des impacts qui se conjuguent au présent
L'OMM n'hésite pas à insister sur les vagues de chaleur incroyables obsevées en diverses régions du monde, ou sur les sécheresses sévères qui ont touché certaines régions africaines

6. Faut-il attendre que tout s'effondre pour réagir ?
Comment se fait-il que l'accumulation de travaux et de savoirs scientifiques robustes sur le changement climatique ne génère pas la mise en œuvre des décisions nécessaires pour conjurer la crise climatique, et ce alors que les prévisions se sont confirmées au cours du temps ?

Lire l'article de Maxime Combes dans sa totalité

Election présidentielle et hydrocarbures non-conventionnels

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - mar, 21/03/2017 - 13:28
LE COLLECTIF 07 SGHDS INTERROGE LES CANDIDATS À L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

Largentière - Ardèche le 19 mars 2017

Madame, Monsieur,

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste affirme son refus de l'exploration et de l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère et autres hydrocarbures dits non conventionnels, soit tous les hydrocarbures ne pouvant pas être extraits par simple forage suivi de pompage.

L'exploitation des hydrocarbures non conventionnels est une aberration économique, sanitaire et environnementale. Son prix de revient élevé, la surestimation des gisements et leur épuisement rapide, les risques importants qu'elle fait peser sur l'économie, la santé et l'environnement rendent ce secteur fondamentalement néfaste et non rentable sans préjuger des dégâts environnementaux engendrés et souvent irréversibles.

S'appuyant sur les antécédents en Amérique du Nord et en Europe, ainsi que sur les nombreuses études réalisées par des chercheurs indépendants de différents pays, le Collectif 07 SGHDS arrive aux conclusions suivantes :

l'exploitation de ces réserves conduit à :
l'augmentation des gaz à effet de serre et/ou toxiques (méthane, CO2, oxydes, …),
une consommation irresponsable des ressources en eau et la mise en danger des aquifères, cours d'eau et zones humides
la pollution de l'air, de la terre et de l'eau (pollution confirmée aux USA par l'Agence de l'Environnement)
des risques accrus pour la santé des riverains (cancers, maladies neurologiques, …),
des effets sismiques,
la fragilisation des économies locales (notamment dans le domaine agricole et touristique)
la destruction des paysages et la dévalorisation du foncier.
l'incompatibilité avec les accords de la COP 21 et les déclarations du GIEC qui préconise de garder 80% des réserves prouvées d'hydrocarbures dans le sol.

Madame, Monsieur, en qualité de candidate/candidat à la Présidence de la République, vous engagez-vous à mettre fin à ces multiples errements juridiques et législatifs et écarter définitivement les risques majeurs que présente cette exploitation et plus précisément :

1. À interdire définitivement l'exploration et l'exploitation de tous les hydrocarbures non conventionnels.

2. À annuler tous les permis exclusifs de recherche d'hydrocarbures non conventionnels accordés en France, à rejeter les demandes de permis en cours ainsi que les demandes de renouvellement , à ne pas accorder d'autorisation de travaux en cas de doute sur la cible prospectée ainsi que pour les poches sous les fonds marins et dans le pergélisol.

3. À reprendre et finaliser la réforme du Code minier, en y intégrant les principes de la Charte de l'Environnement et la définition des hydrocarbures non conventionnels comme donnée par l'Institut Français des Pétroles et des Énergies Nouvelles (*) .

4. À faire sortir notre pays de choix énergétiques archaïques pour l'introduire définitivement dans un avenir responsable, en transférant les financements consacrés à la recherche et au développement des énergies fossiles au profit des énergies. Renouvelables.

Dans l'attente de votre réponse, recevez, Madame, Monsieur, nos salutations citoyennes les meilleures.

Le Collectif 07 Stop au Gaz et Huiles de Schiste

Collectifs associés : Collectif "les grenouilles en colère" de Lachambre, Camis'Gaz "permis plaine d'Alès" (30), Collectif Contre le Gaz et Huile de Schiste de Montpeyroux, Arboras, et Aniane (34), Collectif Anduze (30), Collectif Roquedur-Le Vigan (30), Collectifs locaux NON au Gaz de schiste du Var (83), Collectif stop GDHC d'Alsace et de Lorraine, APEL57, Collectif Ouille Ouille Ouille, Collectif 91, Collectif Taupes Énervées, Collectif citoyen de Pézenas, Castelnau de Guers (34), Collectif du Céressou (34), Eco'lectif de Gignac (34), Collectif de Campagnan, St Pargoire (34), Collectif citoyen IDF-Paris, Collectif Bastagaz-Alès (30)

(*) Définition de l'IFPEN des hydrocarbures non-conventionnels :
les pétroles non conventionnels contenus dans une roche réservoir (Tight oils, pétroles lourds ou extra-lourds, sables bitumineux) ;
les pétroles non conventionnels contenus dans une roche mère (schistes bitumineux, pétrole de schiste).
les gaz non-conventionnels contenus dans une roche réservoir : Tight gas ;
les gaz non-conventionnels contenus dans une roche mère : gaz de schiste, gaz de houille ;
les hydrates de méthane, qui sont un mélange d'eau et de méthane qui, sous certaines conditions de pression et de température, cristallisent pour former un solide.

Attention! Gaz de schiste, il est temps d'agir! - Le Courrier Sud

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 20:58

Le Courrier Sud

Attention! Gaz de schiste, il est temps d'agir!
Le Courrier Sud
LETTRE OUVERTE. Mardi soir le 7 mars 2017, j'assistais à une soirée d'information au Centre Gabrielle-Granger à Nicolet, sur les enjeux de la loi 106 qui détermine la réglementation principalement en ce qui concerne le gaz de schiste et autres produits ...

Le pétrole repart en baisse : le schiste américain et la reprise de la ... - TSA - Tout Sur l'Algérie

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 20:09

TSA - Tout Sur l'Algérie

Le pétrole repart en baisse : le schiste américain et la reprise de la ...
TSA - Tout Sur l'Algérie
La déprime est de retour sur le marché pétrolier. Ce lundi, les cours ont entamé la semaine en baisse. À New York, le WTI a clôturé en recul de 56 cents à 48,12 dollars. À Londres, le Brent est dans le rouge : il se maintient difficilement au-dessus ...
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Fuite de gaz en Alaska

COLLECTIF 07 STOP AU GAZ DE SCHISTE - lun, 20/03/2017 - 13:51
FUITES DU PIPELINE DE GAZ NATUREL DANS LE GOLFE DE COOK EN ALASKA

Depuis plus de trois mois, un pipeline sous-marin a déverse des centaines de milliers de mètres cubes de gaz naturel à Cook Inlet en Alaska, menaçant potentiellement des baleines, des poissons et d'autres animaux sauvages menacés d'extinction.

Le pipeline de 8 pouces, détenu et exploité par Hilcorp Alaska, écoule plus de 210 000 pieds cubes de gaz par jour. Le gaz représente 99% de méthane et fournit du carburant pour quatre plates-formes du golfe de Cook.

Un avis de l'Administration américaine de la sécurité des pipelines et des matières dangereuses (PHMSA) a révélé que Hilcorp était au courant de la fuite dès le mois de décembre, mais n'a signalé la fuite que le 7 février après qu'un hélicoptère ait repéré du gaz à la surface de l'eau.

PHMSA a déclaré que la décharge de gaz naturel pourrait présenter un risque pour la sécurité publique, l'environnement et les mammifères marins et a donné Hilcorp jusqu'au 1er mai à réparer en permanence la ligne ou l'arrêter.

Mais les groupes de conservation avertissent qu'attendre jusqu'à mai pourrait permettre la libération de 16 millions de pieds cubes supplémentaires de gaz. Sept groupes ont soumis une lettre à l'administration Trump pour demander l'arrêt immédiat du pipeline vieux de 52 ans.

"Cette fuite dangereuse pourrait s'arrêter immédiatement si les régulateurs faisaient leur travail et fermaient ce vieux pipeline branlant", a déclaré Miyoko Sakashita, directeur du programme pour les océans du Centre pour la diversité biologique. "Nous sommes dégoûtés par le manque d'inquiétude de l'Administration Trump au sujet de cette catastrophe. Chaque jour, la fuite continue, ce gazoduc émet plus de pollution dans le golde de Cook et menace les bélugas et d'autres animaux sauvages.

La lettre a été signée par le Centre pour la diversité biologique, les Amis de la Terre, le Conseil de défense des ressources naturelles, les défenseurs de la faune, la résistance à la destruction environnementale sur les terres indigènes, Greenpeace et le Conseil de préservation Eyak.

Hilcorp soutient que la forte couverture de glace du golfe de Cook et les marées fortes ont rendu trop risqué la résolution immédiate du problème par les plongeurs et qu'il faut attendre au moins fin Mars ou Avril que la glace fonde.

La couverture de glace a également rendu impossible l'étude des risques de fuite pour l'environnement et la faune. Mais les scientifiques ont déjà averti que l'impact pourrait être désastreux.

« Il ya trois impacts potentiels qui nous inquiètent », a détaillé Chris Sabine, un océanographe chimique de l'Administration nationale océanique et atmosphérique (NOAA) à Inside Climate Nouvelles.

Tout d'abord, l'exposition au méthane pourrait être nocive pour les poissons, ce qui pourrait perturber ses principaux systèmes fonctionnels - respiration, système nerveux, formation de sang, activité enzymatique et autres.

Deuxièmement, Sabine a expliqué que les bactéries métabolisant l'eau saturée en méthane pourraient produire du dioxyde de carbone supplémentaire et appauvrir les niveaux d'oxygène dans l'eau, créant une zone hypoxique.

Enfin, ce CO2 supplémentaire peut rende l'eau plus acide, ce qui peut causer affaiblir les coquilles de certains animaux.

Sadie Wright, spécialiste des mammifères marins de la NOAA, a ajouté que la zone hypoxique pourrait avoir un impact sur l'approvisionnement alimentaire des 340 bélugas du golfe de Cook.

Le bruit provenant de la fuite de gaz pourrait également être un « facteur de stress potentiel », at-elle dit, car un bruit excessif peut inciter les bélugas à abandonner leur habitat.

« Nous ne savons pas à quel point la fuite pourrait être forte », a déclaré Wright.

On ne sait pas grand chose de ce qui se passe sous les eaux glacées de Cook Inlet. Les autorités réglementaires américaines ont seulement approuvé le plan d'échantillonnage et de surveillance environnementale de Hilcorp.

Jusqu'à présent, les responsables de l'État ont rapporté que les relevés aériens des fuites de gaz n'ont pas révélé d'oiseaux blessés ou de mammifères marins, y compris des bélugas.

Pour ralentir la fuite, la compagnie a abaissé la pression sur la ligne affectée le 4 mars, estimant que la fuite a été réduite à 210.000 à 310.000 pieds cubes de gaz par jour. Il a de nouveau baissé la pression lundi et a estimé que la ligne a une fuite de 193 000 à 215 000 pieds cubes par jour.

Quant à savoir pourquoi Hilcorp n'a pas simplement fermé sa ligne, la compagnie a dit qu'un déversement de pétrole pourrait se produire parce que la ligne a été utilisée une fois pour transporter le pétrole.

La fermeture du pipeline risquerait d'entainer « une prise d'eau, de geler et potentiellement de se rompre », a expliqué Lori Nelson, responsable des affaires externes à Hilcorp en Alaska, le mois dernier à l'Alaska Dispatch News. Nelson a également déclaré que la ligne doit être maintenue sous pression, sinon elle pourrait se remplir d'eau, ce qui permettrait au pétrole brut résiduel de s'échapper de ce qui était précédemment utilisé comme pipeline de pétrole brut.

Le Centre pour la diversité biologique a envoyé un avis d'intention de poursuivre Hilcorp en vertu de la Clean Water Act et de la Clean Air Act. Cook Inletkeeper, agence à but non lucratif de protection du golfe d'Alaska a envoyé un avis similaire de poursuite.

« Si Hilcorp ne peut ou ne veut pas cesser de polluer nos ressources publiques, en premier lieu il ne devrait pas avoir le droit d'opérer dans nos eaux », a écrit Bob Shavelson, directeur exécutif de Cook Inletkeeper dans un billet de blog. "Hilcorp a présenté diverses excuses pour ne pas pouvoir fermer le pipeline qui coule dans les conditions glaciales de Cook Inlet, y compris que l'eau infiltrait la canalisation de gaz et d'autres raisons, mais le fait est que Hilcorp veut simplement maintenir la production et les profits sans interruption.

Lire l'article sur Ecowatch.com

"C'est la ruée vers le pétrole de schiste aux Etats-Unis" - L'Express

Google actu "Schiste" - lun, 20/03/2017 - 07:00

L'Express

"C'est la ruée vers le pétrole de schiste aux Etats-Unis"
L'Express
Mais les experts de l'AIE sous-estiment totalement le redémarrage de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. On peut certes envisager quelques tensions sur le marché, avec un baril qui remonterait vers les 60 voire 70 dollars d'ici à 2020 ...

« Il est trop tard pour exploiter le schiste français » - Le Monde de l'Energie (Inscription)

Google actu "Schiste" - jeu, 16/03/2017 - 09:09

Le Monde de l'Energie (Inscription)

« Il est trop tard pour exploiter le schiste français »
Le Monde de l'Energie (Inscription)
Pour Alexandre Andlauer, responsable du secteur pétrolier chez AlphaValue, alors que les États-Unis peuvent devenir à terme énergétiquement indépendants, la France a raté le coche dans le domaine de l'exploitation du schiste sur son sol. Interview.

14 mars 2017 / Clarification de la CRIIRAD à propos des rejets d’un réacteur nucléaire en Norvège

Gaz de Schistes Provence - mer, 15/03/2017 - 12:10
Confusion

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des messages très inquiétants comme “Alerte en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre)..”. Il s’agit d’une confusion entre deux évènements :
De l’iode 131 (isotope radioactif artificiel) a été détecté à de faibles niveaux dans l’air ambiant de plusieurs pays européens en janvier 2017. L’origine exacte de cet iode 131 n’est pas connue et plusieurs hypothèses sont envisageables. Voir communiqué CRIIRAD du 14 février 2017.

Il y a eu un incident sur un réacteur nucléaire en Novège en octobre 2016, mais il n’y a pas à notre connaissance d’incident ou accident nucléaire actuellement en Norvège et les stations de mesure dont les résultats sont publiés sur le site du réseau Européen EURDEP ne montrent pas actuellement de radioactivité anormale en Norvège ou sur les pays proches.

Rejets d’iode 131 d’un réacteur Norvégien en octobre 2016

Il y a bien eu, le 24 octobre 2016 à 13H45 un incident significatif sur le réacteur nucléaire de l’IET à Halden au sud-est d’Oslo en Norvège, lors de manipulation du combustible usé. L’autorité Norvégienne de Protection Radiologique a signalé cet incident dans un communiqué du 25 octobre 2016.

Cet incident, qui a conduit à évacuer le personnel de la centrale, a entrainé des rejets radioactifs à l’atmosphère. Les autorités norvégiennes ont estimé le rejet à 150 millions de becquerels pour l’iode 131 et 24 millions de becquerels pour l’iode 132. A noter que le communiqué ne précise pas comment ces estimations ont été effectuées, ni leur niveau de fiabilité. On peut s’étonner d’ailleurs du fait que les autorités n’aient pas fait état des autres substances radioactives susceptibles d’avoir été rejetées (tritium, carbone 14, gaz rares radioactifs).

Heureusement, la situation a pu être maîtrisée. Cet « incident » d’octobre 2016 pose de nombreuses questions sur le plan de la sûreté (origine de l’incident), du défaut de transparence (l’exploitant n’a déclaré l’incident que 20 heures après), des insuffisances de la métrologie (pas d’évaluation de l’ensemble des rejets radioactifs).

L’ONG Norvégienne Bellona, avait fait part en 2004 d’inquiétudes sur la sûreté et dénoncé des fuites d’eau lourde et des rejets élevés de tritium (isotope radioactif de l’hydrogène).

En ce qui concerne les rejets d’iode 131 du 24 octobre 2016, en Norvège, les stations de mesure de l’iode 131 sous forme particulaire situées à Osteras, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Halden et à Arland, à 500 kilomètres au nord, n’avaient pas mis en évidence d’impact mesurable (données consultables sur le site EURDEP).

De l’iode 131 particulaire avait bien été détecté sur les filtres à air du 17 au 24 octobre 2016 avec des valeurs de l’ordre de 0,37 à 0,45 µBq/m3, mais la période de mesure s’arrêtait vers 6H du matin soit avant l’heure officielle des rejets. Dans les deux semaines suivantes, les niveaux d’iode 131 publiés restaient inférieurs aux limites de détection comprises entre < 0,3 µBq/m3 et < 3,6 µBq/m3.
Ces résultats posent un certain nombre de questions.
On peut s’étonner par exemple de l’absence d’échantillonnage pour la station d’Osteras pendant la période des rejets supposés. En effet les analyses portent sur un premier filtre pour la période du 17 au 24 octobre à 6H34, puis un second du 25 octobre à 11H30 au 26 octobre à 10H49. Il n’y a donc pas de mesure du 24 octobre à 6H35 au 25 octobre à 11H29 ?
On peut également déplorer l’absence de mesure de l’iode 131 sous forme gazeuse qui est dans de nombreux cas prépondérante par rapport à la forme particulaire. Et bien entendu, il convient de souligner que les stations de mesure sont à grande distance de la centrale et ne renseignent pas sur la contamination de l’air dans un rayon de quelques kilomètres.
A ce jour, rien ne permet de faire le lien entre les rejets d’iode 131 du réacteur de Halden en Norvège en octobre 2016 et la détection d’iode 131 dans l’atmosphère de plusieurs pays européens en janvier 2017.
Rappelons que la période physique de l’iode 131 est de 8 jours, l’activité de l’iode 131 rejeté le 24 octobre 2016 serait donc divisée par un facteur 1 300 au 15 janvier 2017. Par ailleurs, les niveaux d’iode 131 particulaire les plus élevés détectés en Europe en janvier 2017 étaient en Pologne (5,9 µBq/m3).
Il serait par contre souhaitable que des analyses indépendantes soient effectuées au voisinnage du réacteur de Halden afin d’évaluer les niveaux d’exposition des riverains (analyses d’air, sol, précipitations et chaîne alimentaire).

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD avec le support technique de Jérémie MOTTE, ingénieur environnement, responsable du service Balises de la CRIIRAD. CRIIRAD
29 cours Manuel de Falla
26000 Valence
04.75.41.82.50[email protected]

contamination de l’Europe à l’iode131 en cours suite à un accident nucléaire en Norvège

Gaz de Schistes Provence - mar, 14/03/2017 - 23:24

Alerte : en ce jour (12 mars 2017) on apprend que la Norvège contamine toute l’Europe avec de l’iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre). Un accident nucléaire sur le réacteur de recherche atomique de Halden en serait à l’origine. Le risque de contamination des populations du nord et jusqu’à la France n’est pas négligeable notamment pour les enfants et adolescents. Les autorités norvégienne comme française pratiquent la rétention d’informations.

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En Norvège, un coeur de réacteur atomique expérimental serait, comme à Fukushima, hors de contrôle. De l’hydrogène radioactif s’accumulerait dans son enceinte. L’exploitant et l’équivalent de notre ASN procèdent à des rejets radioactifs dans l’atmosphère pour éviter l’explosion et la catastrophe atomique européenne. Il s’agirait du réacteur de Halden (1). La Norvège exploite 4 réacteurs de recherche à Kjeller : NORA (activé en 1961, arrêté en 1967),  JEEP I (activé en 1951, arrêté en 1967), JEEP II (activé en 1966) et à Halden : HBWR – Halden Boiling Water Reactor (activé en 1959) à la frontière suédoise. Une ville d’environ 30 000 habitants et de 640 km2.

C’est depuis janvier 2017 qu’à été détectée une présence anormale d’iode 131 dans l’air ambiant en Europe. Ce radionucléide artificiel, émetteur de rayonnements bêta et gamma, de période dite courte de 8,02 jours ( c’est à dire d’une durée de contamination effective d’au moins … une année) se fixe sur la thyroïde, une glande qui joue un rôle crucial dans la croissance. C’est la raison pour laquelle, les nourrissons et très jeunes enfants ainsi que les adolescents y sont particulièrement sensibles.

C’est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu’il est relâché dans l’environnement. Très mobiles car volatils, les isotopes radioactifs de l’iode se dispersent puis se déposent un peu partout puis sont captés par les feuilles des végétaux, puis absorbés par les racines, puis ingérer par les animaux ou les humains qui consomment alors des aliments contaminés. La teneur en iode-131 doit être surveillée dans la chaîne alimentaire durant plusieurs semaines, le temps que ce radioélément cesse d’irradier. Des contrôles de radioactivité du lait et des végétaux sont primordiaux en particulier les légumes à grandes feuilles comme les épinards et les laitues. L’eau doit être également surveillée. D’autant que très radioactif l’iode-131 va voir sa radioactivité divisée par 1000 tous les 80 jours seulement. Autrement dit la quantité d’iode-131 est divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et il faut attendre une année pleine pour qu’il n’en reste plus trace dans les aliments.

Si l’alerte avait été lancée suffisamment tôt par les autorités, des irradiations inutiles auraient pu être évitées dans la population par la prise de mesures de protection. Mais dès le début les autorités européennes sont restées dans une incapacité à identifier l’origine de cette contamination radioactive et, comme lors des catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima ont privilégié le mensonge par omission et la poursuite de l’activité économique et financière.

L’Est montré du doigt… à tort

Très vite les autorités européennes ont indiqué que ces rejets radioactifs anormaux pouvaient provenir d’un centre de recherche situé en Hongrie (l’institut de production de radio-isotopes de Budapest) qui s’était déjà rendu coupable du 8 septembre au 16 novembre 2011 de tels rejets. Mais sans certitude aucune. Cet « Izotop Intezet » disposerait selon l’Autorité à l’Énergie Atomique Hongroise d’une autorisation de rejets annuels de 1 600 GBq soit 1 600 milliards de Becquerels d’iode 131. Autorisation dont bénéficient aussi les installations nucléaires françaises (2).

Un avion « renifleur » états-unien a été dépêché,  pour survoler l’Europe. Depuis son déploiement le 17 février à Mildenhall, en Angleterre, le Boeing WC-135 Constant Phoenix de l’US Air Force a été repéré en moins de deux semaines au-dessus de la France, de la Méditerranée, de la mer du Nord, du Danemark et de la mer Baltique.  L’Etat-major français des armées n’a pas, dans un premier temps, « retrouvé le vol » pour ensuite finalement confirmer le passage du « nuke sniffer » sur notre territoire le 27 février, sans vouloir en dire plus. Mais les déploiements en Europe de WC-135 ne sont « pas fréquents » selon l’historien militaire suisse Daniel Fuhrer qui travaille pour le Département fédéral de la défense :  » il a été conçu pour surveiller les essais atomiques soviétiques durant la Guerre froide et a surtout servi ces dernières années au large de la Corée du Nord« .

Parmi les autres spéculations a été aussi envisagé un supposé essai nucléaire russe dans l’Arctique qui, pour certains, serait à l’origine des traces de l’iode 131 délétère. Mais cette théorie et cette piste n’a convaincu que ceux qui voulaient y croire car nombre de spécialistes l’ont rejeté du fait que d’autres isotopes radioactifs (toujours concomitants à un essai atomique) n’avaient pas été détectés. Une autre piste pointant l’Est seraient d’anciens bâtiments ou sous-marins russes à propulsions nucléaires, qui ne fonctionnent pas très bien. Mais là encore : pas de preuve tangible. Mais l’avion-renifleur états-unien est apparu sur des relevés radar au-dessus la Baltique, non loin de l’enclave russe de Kaliningrad, coincée entre la Pologne et les pays baltes. Puis un autre appareil américain, destiné lui à la reconnaissance et dont les missions sont beaucoup plus fréquentes que celles du WC-135, ne s’est pas caché de voler à quelques dizaines de kilomètres de Kaliningrad. Il est vrai que l’enclave, de plus en plus militarisée, cristallise les tensions croissantes entre l’OTAN et la Russie. Pour les Etats-Unis s’était peut-être l’occasion de faire d’une pierre deux coups.

Les hypothèses vers l’Est font pschitt, l’Europe du Nord pointée du doigt

Ce n’est que le 13 février 2017 que l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) français a confirmé que « De l’iode 131, radionucléide d’origine artificielle, a été détecté, courant janvier 2017… en Europe” dont la France. Déjà cette contamination radioactive avait été mesurée sous forme d’aérosol (gaz) en Norvège, Finlande et Pologne (5,92 µBq/m  microBecquerel par mètre cube) du 9 au 16 janvier, puis du 17 au 23 janvier en Tchéquie, en Allemagne du 16 au 30 janvier, puis du 18 au 26 janvier en France (0,31 µBq/m par exemple dans le Puy-de- Dôme) et du 17 au 24 janvier en Espagne.

Comme bon nombre d’installations nucléaires européennes sont autorisées a rejeter dans l’atmosphère de l’iode radioactive au quotidien : les conditions météorologiques des semaines de début d’année, à l’origine d’une forte pollution par les particules fines et propices à la stagnation des poussières dans les couches inférieures de l’atmosphère, furent alors mises en accusation. Tout serait dans la normalité mortifère, seule la météo serait coupable. Il n’y aurait pas d’augmentation des rejets radioactifs mais une diminution des possibilités de dilution ! Dilution légale de radioactivité au demeurant permettant que les concentrations en polluants radioactifs ne soient plus détectables … mais en augmentant le nombre de citoyens exposés et victimes.

Finalement c’est un physicien nucléaire proche de l’Autorité norvégienne de protection contre les rayonnements (NRPA) qui début mars (le 3 mars) indique qu’ont eu lieu des rejets d’iode radioactif au coeur du réacteur de Halden lorsque l’IFE [Institut de technologie de l’énergie] intervenait sur du combustible endommagé dans la salle du réacteur. L’opération a généré la libération de substances radioactives au travers du système de ventilation. Et s’est poursuivit le jour suivant. Alors que le NRPA (équivalent de l’ASN française) effectuait une inspection inopinée, les rejets radioactifs se poursuivant, la décision a été prise de fermer le système de ventilation pour limiter les rejets dans l’environnement. Mais cette disposition a, à son tour, engendré des problèmes encore plus graves. L’air pressurisé a bloqué les vannes du système de refroidissement du réacteur en position d’ouverture, ce qui a empêché la circulation de l’eau de refroidissement. Les jours suivants la sécurité du réacteur était dans un état plus que préoccupant.

En Norvège : situation identique à celle de Fukushima

Des fluctuations de température dans le réacteur ont mis en évidence une augmentation du flux de neutrons dans le noyau et le danger de formation d’hydrogène. La même situation de formation d’hydrogène dans le noyau du réacteur qu’à Fukushima-Daïchi qui a engendré l’explosion et la catastrophe atomique. Comme au Japon, il ne restait plus pour les techniciens qu’une solution désespérée : ouvrir à nouveau les vannes même si cela signifiait libérer la radioactivité sur le reste du pays et plus loin. Tout comme à Fukushima les spécialistes de l’IFE n’ont pas compris la gravité de la situation .

Selon les responsables de cette unité atomique de recherche se serait une banale panne technique pendant la manutention du combustible qui a engendré l’accident nucléaire et la libération d’iode131 mais aussi d’iode132 radioactifs. Une alarme a alors retenti et le personnel de la sale des machines a été évacué immédiatement après le début de l’incident. Puis ils y sont revenu pour tenter d’identifier la cause et l’ampleur du volume de radioactivité. Mais le mal était fait.

La NRPA fulmine. Et impuissante, tout comme l’ASN l’est en France, de déclarer par la voix de son chef de la sécurité, Per Strand : « Nous allons étudier comment cela a pu se produire et pourquoi nous n’avons été avertis que le lendemain ».

Les rejets radioactifs continuent-ils ? Les autorités sanitaires des pays concernés dont la France vont-elles encore garder un mutisme complice quitte à porter atteinte à la santé et à la vie de la population ?
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(1) Le HBWR est un réacteur à eau bouillante à circulation naturelle. La puissance maximale est de 25 MW (thermique) et la température de l’eau est de 240 ° C, correspondant à une pression de service de 33,3 bars. La superficie du site atomique est de 7000 m 2 . Le circuit primaire du réacteur est situé à l’intérieur d’une caverne rocheuse d’un volume net de 4500 m 3 . Le revêtement de la roche a une épaisseur de 30-60 m. 14 tonnes d’eau lourde agissent comme réfrigérant et modérateur. Un mélange de vapeur et d’eau s’écoule vers le haut par circulation naturelle à l’intérieur des tubes de carénage qui entourent les crayons combustibles. Les circuits d’élimination de la chaleur sont placés à l’intérieur de la salle du réacteur ou dans le tunnel d’entrée du réacteur. La salle de contrôle et les installations de service sont placées à l’extérieur de l’excavation. Les bâtiments de service contiennent des bureaux, des ateliers et des laboratoires.
(2) Un rejet d’iode radioactif de 300 + 324 GBq soit 624 GBq tel que celui déclaré par Izotop Intezet pour l’année 2011 est 28 300 fois supérieur aux rejets d’iode radioactif effectués en 2009 par la centrale atomique EDF du Tricastin (France) déjà attentatoire à la santé (et 130 fois supérieur à ceux effectués par l’usine Areva de retraitement de la Hague).

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autres sources :http://www.wikistrike.com/2017/03/norvege-une-centrale-nucleaire-a-fuite-et-pas-qu-un-peu.html . http://bellona.org/news/nuclear-issues/2017-03-norways-halden-reactor-a-poor-safety-culture-and-a-history-of-near-misses . https://youtu.be/uW6zTn2lCOc . http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20170213_Detection-iode-radioactif-en-Europe- durant-le-mois-de-janvier-2017.aspx#.WKK3ijVkH2b  . https://francais.rt.com/international/28033-norvege-fuite-reacteur-nucleaire . https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.emtr.eu/hr.html&prev=search .


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