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Exploitation minière en Argentine : la résistance d’un procureur

Il est des procureurs plus respectables que d’autres… Celui de la province de Tucumán en Argentine, Antonio Gustavo Gómez, se bat pour que les crimes commis pendant la dictature soient punis. Il est également très impliqué dans la lutte contre les crimes écologiques. L’homme a donné, samedi au CICP, une conférence sur l’exploitation minière en Amérique Latine. Compte-rendu.

Pérou: Massacre des communautés indigènes de l'Amazonie et naissance d'un nouvel acteur politique, AIDESEP

Le samedi 5 juin, date de la journée mondiale de l'environnement, le gouvernement péruvien a lancé une attaque armée d'une extrême violence contre les populations indigènes de l'Amazonie péruvienne pour les déloger d'un barrage installé sur une route de la province de Bagua, Amazonas, en signe de protestation face au refus de dialogue sur leur exigence d'abrogation de dix décrets législatifs attentatoires à leurs droits et à l'environnement.
Le résultat : 24 policiers décédés, et un nombre important d'indigènes dont le chiffre exact est sujet à controverse, car si le gouvernement reconnait la mort de 9 personnes, l'enquête de l'association de droits humains APRODEH compte 60 disparus. Des témoignages parlent de nombreux cadavres brûlés et jetés dans des fleuves depuis des hélicoptères, ainsi que de fosses communes. Plus de 300 membres des communautés indigènes ne sont pas retournés chez eux après le massacre, où sont-t-ils passés? Toutes les hypothèses circulent. Le rapporteur de l'ONU qui s'est déplacé à Bagua a reçu ces réclamations.

Les enjeux du conflit

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Mexique : Conflit minier à Cerro de San Pedro (San Luis Potosi), lorsque la justice n’existe plus…

Date de publication: 
Mercredi, 8 Juillet, 2009
Par: 
James del Tedesco
Cerro San PedroCerro San PedroPar ce texte, nous souhaitons vous faire connaître notre résistance pour défendre un village voué à disparaître et la lutte des habitants de la municipalité de Cerro de San Pedro, située dans la zone suburbaine de la capitale San Luis Potosi, de l'Etat du même nom, menacé aujourd'hui par le projet dévastateur de la compagnie minière canadienne NEW GOLD, exécuté par sa filiale au Mexique la Minera San Xavier (MSX).

Depuis de nombreuses années, les «ejidatarios» [1], les habitants de Cerro de San Pedro et de la ville de San Luis de Potosi, nous nous opposons à la réalisation de ce projet minier qui provoquera une énorme détérioration du milieu naturel, des conséquences graves pour la santé des populations et des destructions du patrimoine historique et culturel de la région.

Le Pouvoir Judiciaire de la Fédération (République) s'est prononcé à diverses reprises en faveur des opposants au projet, contre la SEMERNAT (Ministère de Protection de l'Environnement) qui a permis à l'entreprise d'opérer, et contre l'entreprise. Mais malgré ces décisions de justice, la MSX continue ses activités, avec la complaisance des différentes autorités fédérales, rovinciales  et municipales, dans la plus grande impunité et l'irrespect des décisions de justice.

Cerro de San Pedro

Cerro de San Pedro est une petite municipalité de l'Etat de San Luis Potosí, situé à 400 kilomètres au nord de Mexico DF (capitale de la République) dans la zone centre-nord du Mexique, et à 12 kilomètres seulement de la capitale de l'Etat, San Luis Potosi. Cette municipalité compte une population de 3.404 habitants, dont 120 vivent dans le bourg principal, le plus menacé par le projet minier.

Brèves

Roumanie (Pungesti) : répression de l'opposition au x gaz de schiste

PUNGESTI (Roumanie) - Plusieurs centaines de gendarmes sont intervenus en force lundi à l'aube contre des villageois de Pungesti (nord-est de la Roumanie) qui organisent depuis deux mois un sit-in pour empêcher la compagnie américaine Chevron de lancer l'exploration pour les gaz de schiste, a constaté un correspondant de l'AFP.
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Huile de schiste : P. Martin refuse de signer la mutation des permis à Hess Oil

Le ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, a indiqué tôt ce matin jeudi 28 novembre à Reporterre qu’il avait décidé "de refuser de signer la mutation à Hess Oil des sept permis d’Ile-de-France". Cette décision sera détaillée dans un entretien avec le journal le Parisien à paraître ce jour.