Langue

Résistances

Articles

Crise du capitalisme, recolonisation et alternatives populaires

IIRSAIIRSAPar: Frente Nacional Campesino Ezequiel Zamora, Asociación Campesina del Valle del río Cimitarra, Prensa De Frente

Nous vivons une époque où les antagonismes sont terriblement tragiques. Le développement capitaliste oblige le monde à produire un ensemble de marchandises qui subviennent aux besoins de seulement une portion minime de la population mondiale, ce qui, néanmoins, implique la détérioration accélérée et apocalyptique de la terre, ayant pour conséquence logique la mise en danger de l'ensemble de l'humanité. Cette façon d'organiser la vie comporte, en outre, comme élément constitutif intrinsèque, la tragédie des peuples entiers à travers les guerres d'occupation et le pillage.

Nous entendons le capitalisme comme le résultat d'une forme spécifique de concevoir et de penser le monde; une forme qui ne nous est ni propre, ni inhérente. Ce que nous connaissons comme « le capitalisme » a été engendré par la logique occidentale, la civilisation occidentale et ses manières d'appréhender la vie et les savoirs. Le capitalisme est un produit historique concret et non une fatalité de l'histoire.

Aujourd'hui, le capitalisme est entré dans une crise sans précédent. Et puisqu'il a su globaliser un mode déterminé d'organisation économique en créant de grands marchés articulés de manière injuste et inégale, la crise s'est répandue à l'échelle mondiale. Le capitalisme, cependant, a aussi démontré d'avoir une formidable capacité de mutation, et rien ne peut nous laisser penser que ce système va s'effondrer à cause de ses propres contradictions.  

Contre le TGV en Euskal Herria, pour un modèle de transport durable et démocratique

«Le projet de TGV (TAV) est la principale menace environnementale qui pèse sur la région Euskal Herria», explique Carlos Alonso, «ses impacts sociaux, économiques et territoriaux sont également inacceptables». Ce gigantesque projet (460 km de lignes à haute vitesse) doit relier les capitales basques et les réseaux européens, sans bénéficier aux petites et moyennes municipalités par lesquelles il passera. Pourtant, ce sont ces municipalités, tout comme les zones rurales se trouvant à proximité du tracé, qui en paieront les conséquences: déplacement de grandes quantités de terre lors de la construction des voies et des tunnels, destruction des terres agricoles et forestières, impacts pour les espaces naturels, les systèmes hydriques souterrains et les écosystèmes fluviaux, exploitation accélérée des carrières existantes et ouverture de nouvelles carrières pour fournir le béton nécessaire aux travaux, nuisances sonores... L'investissement pour le projet de TGV est estimé à 4,2 milliards d'euros et pourrait s'élever jusqu'à 6 milliards, l'équivalent du budget du Ministère basque de l'environnement pendant 54 ans! Parallèlement, les réseaux ferroviaires des municipalités de la région sont délaissés.

Brésil : le combat des casseuses de noix de coco babaçu

Dans le nord et nord-est du Brésil, près de 350 000 femmes tirent leurs moyens de subsistance de la noix de coco babaçu. Se voyant interdire l'accès aux palmeraies, certaines de ces femmes ont créé un mouvement national, le MIQCB.
Ensemble, elles font front aux propriétaires terriens, exigent le libre accès aux babaçuais et cherchent à empêcher la destruction de celles-ci par les compagnies agro-industrielles, minières et charbonnières
 
La noix de coco babaçu

De nombreuses familles des zones rurales du nord et du nord-est du Brésil pratiquent « l'agro-extractivisme », une combinaison entre l'agriculture de subsistance et la collecte de noix babaçu, fruit d'un palmier qui pousse en bordure de la forêt amazonienne. Le coco babaçu fournit un nombre impressionnant de produits alimentaires et d'usage domestique : son amande est utilisée pour extraire de l'huile, qui sert pour la cuisine et pour fabriquer du savon, du shampoing, de la lessive et des produits cosmétiques; sa pulpe est transformée en farine (utilisée dans l'alimentation, elle possède des propriétés anti-inflammatoires et analgésiques); la coque de babaçu produit du charbon; enfin, les feuilles du palmier sont utilisées dans la construction (toits) et pour la production artisanale (sacs, paniers, chapeaux, etc.). Traditionnellement, les hommes se consacrent à l'agriculture et les femmes se chargent de ramasser, casser et commercialiser les noix, d'où leur appellation de « casseuses ». Le babaçu est donc aussi une source indispensable de revenus pour les familles.

Les origines du mouvement

Dans les années 1970 et 1980, les régions de Maranhão, Pará, Tocantins et Piauí ont connu d'importants conflits agraires qui se sont soldés par l'expulsion de nombreuses familles et l'interdiction d'accès aux palmerais (babaçuais), devenues propriété privée.

Résistances - Tous les contenus

Événement Le 22 juillet : Stop au cyanure dans la mines canadiennes !
Article Il y a 10 ans : le nord-est de la Hongrie ravagé par le cyanure. Hongrois et Roumains luttent contre la pollution
Brève Résolution du parlement européen sur l'interdiction de l'utilisation du cyanure dans les technologies minières
Événement Sommet des Peuples ENLAZANDO ALTERNATIVAS IV et Tribunal Permanent des Peuples
iPaper La guerre de l’eau à Cochabamba, 10 ans après
Article En images : Cerro de Pasco, la ville trouée
Vidéo A ciel ouvert
Brève Mexique : première Rencontre Nationale pour la ré-articulation du Mouvement Indigène
Brève Pérou : mobilisation nationale des peuples amazoniens et andins
Article Mexique: Les victimes environnementales réclament justice
Campagne Application de l’état de droit dans le cas de la New Gold-Minera San Xavier au Cerro de San Pedro, San Luis Potosí
Communiqué Mexique : Cinquième Assemblée Nationale des Victimes Environnementales
Article de presse Exploitation minière en Argentine : la résistance d’un procureur
Événement Combat des communautés indigènes de l'Amazonie péruvienne : Conférence de presse de DAYSI ZAPATA (AIDESEP)
Vidéo Sipakapa no se vende
Article Pérou: Massacre des communautés indigènes de l'Amazonie et naissance d'un nouvel acteur politique, AIDESEP
Dossier Politique minière en Argentine : Impacts, menaces, résistances
Événement Journée mondiale contre les mines à ciel ouvert
Article Mexique : Conflit minier à Cerro de San Pedro (San Luis Potosi), lorsque la justice n’existe plus…
Article Crise du capitalisme, recolonisation et alternatives populaires

Brèves

NDDL : le tribunal ordonne l’expulsion immédiate de la ferme de Bellevue

La ferme de Bellevue, occupée depuis fin janvier par les paysans et opposants à l’aéroport, a été jugée expulsable immédiatement par le tribunal d’instance de Saint-Nazaire. Cette ferme dont le sort devait être tranché le 20 février  se trouve à l’ouest de la ZAD et est en parfait état de conservation.

Source externe

Montebourg mine le Parc Amazonien de Guyane

En Guyane française, le Ministère du Redressement Productif vient de délivrer un permis d’exploitation minière dans un secteur du Parc National interdit à l’activité minière.

Gaz de schiste en Afrique du Sud : un moratoire sous haute pression !

Confronté à d’importantes vagues de protestation, le gouvernement sud-africain a du s’engager sur deux moratoires consécutifs. A l’occasion de la conférence internationale sur le climat à Durban (COP17), Alter-Echos (www.alter-echos.org) a interviewé Jonathan Deal, président de l’association Treasure the Karoo Action group et pourfendeur des gaz de schiste en Afrique du Sud, notamment dans sa région, le Karoo : http://alter-echos.org/extractivisme-ressources-naturelles/gaz-de-schist...

L’Etat interrompt les recherches de gaz en Suisse

L’Etat interrompt les recherches de gaz Le canton ne renouvellera pas le permis de prospection d’hydrocarbures octroyé en 2008 à une société texane. Enjeux environnementaux.

La zone où prospectait la société Schuepbach Energy LCC couvre la Glâne et une partie de la Gruyère et de la Veveyse.