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SUR UNE COLLINE AU MAROC, DES VILLAGEOIS S'OPPOSENT À UNE MINE

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Source de l'article de presse
Auteur de l'article de presse: 
FAME 2012 traduction d'un article du NY Times
Date de publication: 
Jeudi, 23 Janvier, 2014
Source : saghro.wordpress.comSource : saghro.wordpress.comIMIDER, Maroc – A près de 1500 mètres d’altitude dans l’Atlas Marocain, un minuscule camp de retranchement a pris forme sur une colline depuis deux ans. Les petits bâtiments de pierre ont un air de gaîté avec leur graffiti, et il y a un musée en plein air. On voit sur de nombreuses portes des inscriptions significatives rappelant par exemple le Révérend Martin Luther King ou Mère Térésa. Sur la digue d’une retenue d’eau, quelqu’un a peint le visage d’un militant local qui est en prison en raison d’une accusation que les gens d’ici considèrent comme fabriquée de toutes pièces.

C’est un peu surprenant de voir une telle installation à cet endroit, mais il y a une raison à cela: l’opposition à l’expropriation par une société d’exploitation minière d’un précieuse ressource en eau, ainsi qu’à la pollution causée par la mine.

Les habitants viennent d’Imider, une municipalité qui compte 6000 personnes dispersées dans sept villages et qui avoisine la mine d’argent la plus productive d’Afrique.

Mais si la région est riche en argent, elle compte une des populations les plus pauvres du Maroc. Les gens d’Imider disent que s’ils en veulent à la mine, c’est parce qu’elle ne leur apporte rien, à part la pollution. Et il y a deux ans, quelques-uns d’entre eux ont gravi la colline et ont coupé l’alimentation en eau de la mine. Depuis ce moment, ils occupent la colline et continuent le combat contre la Compagnie Métallurgique d’Imiter, et par voie de conséquence, contre le roi du Maroc, qui en est le principal propriétaire.

« Nous étions prêts à négocier », dit Brahim Udawd, 30 ans, l’un des leaders du mouvement de contestation, en parlant des événements qui ont amené l’occupation de la colline. « Mais personne n’a prêté attention à nous, et donc nous avons fermé la vanne d’alimentation. Ils prennent l’argent et nous laissent les déchets. »

En ce moment, cette colline, le Mont Alebban, est relativement calme. Les femmes viennent tous les jours faire la cuisine dans les petites maisons en pierre et participent aux réunions stratégiques que les villageois organisent régulièrement.

« Cela fait deux ans et demi que nous sommes ici, et personne n’entend nos cris de détresse, » dit Mina Ouzzine, 40 ans. « J’ai voté oui à la nouvelle constitution parce que j’espérais du changement, plus d’égalité. Nous sommes égaux, mais égaux dans la pauvreté. »

En 2011, quand les révolutions arabes ont amené la chute des dictateurs en Egypte et en Tunisie, le roi du Maroc, Mohammed VI, s’est arrangé pour endiguer la contestation en proposant une révision de la constitution qui attribue plus de pouvoir à un gouvernement élu et plus de liberté aux Marocains. Mais cela n’a apporté aucune aide aux gens d’ici.

Certains disent que le conflit d’Imider est avant tout idéologique, mais pour d’autres, il ne s’agit pas seulement de gens ordinaires qui manifestent pour obtenir de meilleures conditions de vie, mais d’un problème plus profond qui se retrouve à l’échelle de la planète dans les conflits qui impliquent les grandes compagnies minières.[LIRE L'ARTICLE EN ENTIER]

Traduction en français d’un article de Aida Alami dans le New York Times

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